Acte 2

Au Soleil de DaudetSaison 2007 - 2008

C'est beau comme une célébration, une nostalgie, un salut rieur et grave à ce qui fonde toute une vie.
Gilles Costaz, Les Echos

Jacques Sereys a l’art savoureux des conteurs, donnant une tonalité nouvelle à ces textes de Daudet
qui resurgissent de l’enfance.
Bruno Bouvet, La Croix

D'un froncement de sourcil, d'une bouche large ouverte,
Jacques Sereys dessine une humanité simple, familière, dans laquelle on reconnaît son voisin. (…) On entre de plain-pied dans un monde où un moulin devient une usine à rêves.
Marion Thébaud, Le Figaro

Un vrai régal.
Francis Pabst, La Provence

tournée : Octobre à Décembre 2007


Présentation du spectacle

Alphonse Daudet a porté à son Zénith l'art si exigeant du conte. Son oeuvre, profondément ancré dans la mémoire collective, comme pour La Fontaine, comme pour Perrault, reste pourtant, mal dégagé de la gangue des souvenirs scolaires, ce qui le rend chaque fois à redécouvrir pour notre émerveillement.
De Paris en Provence, de Provence à Paris, les textes du spectacle, subtilement liés les uns aux autres par Jacques Sereys, semblent, à travers les figures familières inventées par l'auteur, ne mettre en scène qu'un seul personnage. « Un artiste fait toujours son propre portrait », disait Cocteau. Ce personnage ne serait-il pas le portrait composite de Daudet lui-même qui, comme Flaubert « était » Madame Bovary, est à la fois le Petit Chose, le Curé de Cucugnan, le sous-préfet aux champs, voire même la chèvre de Monsieur Seguin ... ?
Grâce à l'art du « dire » porté à un haut point de maîtrise par Jacques Sereys, le spectateur retrouve le plaisir de l'écoute du conteur le soir à la veillée.

 

Jean-Luc Tardieu


De et par :
Jacques Sereys

Mise en scène de :
Jean-Luc Tardieu

Décor : Pierre-Yves Leprince
Son : Michel Winogradoff
Lumières : Jacques Rouveyrollis
assisté de Jessica Duclos

Une production :
Atelier Théâtre Actuel – Théâtre Montparnasse

tournée : Octobre à Décembre 2007


Présentation du spectacle

Alphonse Daudet a porté à son Zénith l'art si exigeant du conte. Son oeuvre, profondément ancré dans la mémoire collective, comme pour La Fontaine, comme pour Perrault, reste pourtant, mal dégagé de la gangue des souvenirs scolaires, ce qui le rend chaque fois à redécouvrir pour notre émerveillement.
De Paris en Provence, de Provence à Paris, les textes du spectacle, subtilement liés les uns aux autres par Jacques Sereys, semblent, à travers les figures familières inventées par l'auteur, ne mettre en scène qu'un seul personnage. « Un artiste fait toujours son propre portrait », disait Cocteau. Ce personnage ne serait-il pas le portrait composite de Daudet lui-même qui, comme Flaubert « était » Madame Bovary, est à la fois le Petit Chose, le Curé de Cucugnan, le sous-préfet aux champs, voire même la chèvre de Monsieur Seguin ... ?
Grâce à l'art du « dire » porté à un haut point de maîtrise par Jacques Sereys, le spectateur retrouve le plaisir de l'écoute du conteur le soir à la veillée.

Jean-Luc Tardieu


les echos

Dans le foisonnement du off, le double marginal du Festival d'Avignon, si la chance et le flair accompagnent le festivalier, il y a des perles. Par exemple, « Au soleil de Daudet » qu'a conçu, d'après les écrits de l'auteur des « Lettres de mon moulin », et que joue, Jacques Sereys. En effet, Sereys, glorieux acteur de la Comédie-Française, aujourd'hui sociétaire honoraire, est venu se mêler à la foule des jeunes baladins.
Ouvrant le spectacle par un texte où l'écrivain conte son arrivée à Paris dans un train aussi famélique que lui-même, le comédien enchaîne ces récits que des générations ont appris à l'école : « Le Curé de Cucugnan», « Le Secret de maître Cornille », « La Chèvre de M. Seguin »,...
Guidé par une mise en scène très harmonique de Jean-Luc Tardieu, il distille de sa voix particulière où se mêlent le chant et la gouaille, ces épisodes d'une Provence devenue mythique.
C'est beau comme une célébration, une nostalgie, un salut rieur et grave à ce qui fonde toute une vie.

Gilles Costaz

 

 

la croix

Sur scène, précision dans le geste et rigueur dans la diction sont de mise.
Jacques Sereys a l’art savoureux des conteurs, donnant une tonalité nouvelle à ces textes de Daudet qui resurgissent de l’enfance : Le Petit Chose, auquel ses origines modestes l’identifient, Le Curé de Cucugnan, Le Sous-Préfet aux Champs, et bien sûr, La Chèvre de Monsieur Seguin, dont Sereys fait résonner la «voix» avec une faconde irrésistible.

Bruno Bouvet

 

la provence

«Depuis ma plus tendre enfance, j’ai lu et relu Daudet. C’est un auteur plein de soleil, de luminosité.», explique Jacques Sereys. Sous les éclairages de J. Rouveyrollis, il campe avec délice, fantaisie, celui qui a fait pleurer des millions d’enfants avec l’histoire de M. Seguin et sa vaillante chèvre...
Un vrai régal.

Francis Pabst

 

politis

Sachant éviter le chemin du folklore facile, l’acteur ouvre le récit par une page autobiographique. On entre dans une dimension totalement humaine. Guidé par la mise en scène harmonieuse de Jean-Luc Tardieu, Sereys détaille avec gourmandise les histoires du conteur, de sa voix à la fois lyrique et canaille.
La réhabilitation d’un auteur par le talent d’un de nos grands acteurs.

G.C.

 

le figaro

Jacques Sereys a reçu, cette année, le molière du meilleur acteur, récompensant un spectacle consacré à Proust et une carrière de plus de 50 ans.
À le voir, tiré à quatre épingles, la voix posée, le propos toujours en place, on oublie vite qu'il est de Marseille, qu'il a vécu au-dessus d'un entrepôt de parfumerie et qu'avant de rêver à la Comédie-Française, il devait perdre l'accent ! Juste retour des choses, l'accent aujourd'hui, il le retrouve, un brin, trois fois rien, une touche joyeuse qui colore son spectacle Au soleil de Daudet, mis en scène par Jean-luc Tardieu. Esprit délié, Jacques Sereys met au service d'Alphonse Daudet son art de conteur. «Le goût de la lecture m'est venu de l'amour avec lequel les institutrices nous lisaient Alphonse Daudet. Je suis tombé sous le charme de cet auteur dès l'enfance.» A son tour, il donne envie de replonger dans les fameuses Lettres de mon moulin, charpente essentielle de son montage qu'il entremêle avec des extraits du Petit Chose. «Je veux faire entendre une histoire» : c'est toute l'intelligence de son spectacle qui puise dans le meilleur d'une oeuvre longtemps enserrée dans la gangue des souvenirs scolaires. Il défait les liens, arrache les masques et nous écoutons une prose ciselée, travaillée comme une dentelle.
L'astucieux dispositif de Jean-Yves Leprince éclairé par Jacques Rouveyrollis, sert de tableau à Jacques Sereys dont il est le principal personnage. D'un froncement de sourcil, d'une bouche large ouverte, Jacques Sereys dessine une humanité simple, familière, dans laquelle on reconnaît son voisin.
À la suite de Jacques Sereys, on entre de plain-pied dans un monde où un moulin devient une usine à rêves.

Marion Thébaud


Galerie photos

Durée du spectacle :
1h15 sans entracte

Espace scénique :
Ouverture : 7,70m.
Profondeur : 7,50m.
Hauteur : 5m.

Ces dimensions représentent une configuration idéale.
Pour autant, elles ne sont pas immuables et nous nous adapterons au lieu.

Montage :
2 services de 4h00


Galerie photos

Jacques Sereys, sociétaire de la Comédie-Française

Molière 2006 du meilleur acteur pour « Du côté de chez Proust ».
1951/1955 Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique.
1955/1965 Sociétaire de la Comédie Française et 1977 / 1997 Sociétaire de la Comédie Française.
Sept. 1997 Nommé Sociétaire Honoraire

THÉÂTRE « DU COTE DE CHEZ PROUST », adaptation Jacques Sereys, m.e.s Jean-Luc Tardieu. « LE VENT DES PEUPLIERS » de G. SIBLEYRAS, m.e.s Jean-Luc Tardieu. « L’AVARE » de MOLIERE, mise en scène de J. SAVARY

A la Comédie Française :

« MOI » d’E. LABICHE, mise en scène de J.-L. BENOIT « HAMLET » de W. SHAKESPEARE, mise en scène de G. LAVAUDANT « LA SERVA AMOROSA » de C. GOLDONI, mise en scène de J. LASSALLE « LA LOCANDIERA » de C. GOLDONI, mise en scène de J. LASSALLE « LA VIE DE GALILEE » de B. BRECHT, mise en scène d’A. VITEZ « MONSIEUR DE POURCEAUGNAC » de MOLIERE, mise en scène de P. MONDY « MONSIEUR CHASSE ! » de G. FEYDEAU, mise en scène de Y. PIGNOT « LA FOLLE DE CHAILLOT » de J. GIRAUDOUX, mise en scène de M. FAGADAU « DOIT-ON LE DIRE ? » d’ E. LABICHE, mise en scène de J.-L. COCHET « ELECTRE » de J. GIRAUDOUX, mise en scène de P. DUX « LA TRILOGIE DE LA VILLEGIATURE » de C. GOLDONI, mise en scène de G. STREHLER

Il a mis en scène :

« DOMINO » de M. ACHARD « L’ECOLE DES FEMMES » de MOLIERE « INTERMEZZO » de J. GIRAUDOUX, à la Comédie Française « LES FOURBERIES DE SCAPIN » de MOLIERE « LE VISON VOYAGEUR » de J. CHAPMANN et R. COONEY « L’AIGLON » d’ E. ROSTAND « LES FANTASTICKS » de T. JONES et H. SCHMIDT « UN DIMANCHE A NEW-YORK » CINÉMA 1997 - « LE BOSSU » Réal. Ph. de BROCA 1990 - « LACENAIRE » Réal. F. GIROD 1990 - « OPÉRATION CORNED BEEF » Réal. J.-M. POIRE 1989 - « LE BAL DU GOUVERNEUR » Réal. M.-F. PISIER 1979 - « I COMME ICARE » Réal. H. VERNEUIL 1978 - « UNE HISTOIRE SIMPLE » Réal. C. SAUTET 1977 - « LE GANG » Réal. J. DERAY 1968 - « LA CHAMADE » Réal. A. CAVALIER 1963 - « LE FEU FOLLET » Réal. L. MALLE Jean-Luc TARDIEU, le metteur en scène

Ancien directeur de la Maison de la Culture de Loire-Atlantique, il a signé entre autres, les mises en scène de :

COCTEAU-MARAIS avec J. MARAIS, Théâtre de l'Atelier HAROLD ET MAUDE de C. HIGGINS, adaptation de J.-C. CARRIERE, avec D. GREY 2 Nominations aux MOLIERES 1987 CHANTECLER d'E. ROSTAND, avec M. Le ROYER, C. SIHOL, J.-P. FARRE L'HOMME DE LA MANCHA de D. WASSERMAN, avec J. PIAT, J. MANSON, R. TAXY
Nomination "Meilleur spectacle musical" aux MOLIERES 1988 HERNANI de V. HUGO, avec J. MARAIS et J.-M. DUPUIS DES JOURNEES ENTIÈRES DANS LES ARBRES de M. DURAS, avec PATACHOU et A. SORAL L'AIGLON d'E. ROSTAND, avec S. FREISS et M. MERIL, Festival d'Anjou AMADEUS de P. SHAFFER, avec D. CECCALDI et S. BIERRY PAGNOL-LA TRILOGIE MARSEILLAISE : MARIUS, FANNY, CESAR avec J.-P. DARRAS, G. FONTANEL SARCOPHAGUS de V. GUBARIEV, adaptation E.-E. SCHMITT, avec M. VLADY et M. LAMOTTE LA NUIT DE VALOGNES d'E.-E. SCHMITT, avec M. PRESLE, M. CARRIERE et D. LEBRUN EDWIGE FEUILLÈRE EN SCÈNE reprise au Théâtre de la Madeleine,
MOLIÈRE "Meilleur spectacle de la décentralisation et MOLIERE "Meilleure comédienne" 1993 ZOO OU L'ASSASSIN PHILANTHROPE de VERCORS, avec Ph. CLAY, J. ARNOLD et D. COWL LA FOLLE DE CHAILLOT de J. GIRAUDOUX, avec M. ROBINSON, M. ROBIN, A. ALANE, O. MALLET LE MARCHAND DE VENISE de W. SHAKESPEARE, adapt. E.-E. SCHMITT, avec M. BLANC, I. GELINAS UN ENNEMI DU PEUPLE de H. IBSEN, adapt. V. HAÏM, avec M. JOLIVET, N. JAMET, Ph. CLAY L'ASSEMBLÉE DES FEMMES d'ARISTOPHANE, avec A. SORAL et L. REGO DES RONDS DANS L'EAU avec Ph. CLAY DON JUAN OU LA MORT QUI FAIT LE TROTTOIR d' H. de MONTHERLANT, avec G. WILSON IL EST IMPORTANT D'ÊTRE FIDÈLE d'O. WILDE, avec A. ALANE, F. LEMAIRE LE SÉNATEUR FOX de L. LUNARI, avec P. MONDY et C. RICH VISITE A MISTER GREEN de J. BARON , avec Ph. CLAY et Th. JOUSSIER I DO, I DO comédie musicale de T. JONES LÉO de P. LUNANT, avec B. LAFFONT, R. PLAGNOL et F. KEITA
Nomination « Révélation Masculine » MOLIÈRES 2002 L’HOMME EN QUESTION de F. MARCEAU, avec M. SARDOU et B. FOSSEY LE VENT DES PEUPLIERS de G. SIBLEYRAS, avec G. WILSON, M. CHEVIT et J. SEYRES SIGNE DUMAS de C. GELY et E. ROUQUETTE
Nomination « Meilleur Metteur en scène » MOLIÈRES 2004
Galerie photos

Au Soleil de Daudet