Acte 2

Mécanique instableSaison 2014 - 2015


Reuzeau continue d'ausculter notre société et les humains avec des dialogues vifs, qui font mouche.
Télérama 

On est captivé, touché, on applaudit à tout rompre. 
Le Nouvel Obs

Très bien dialogué, très bien joué, 
"Mécanique Instable" est du beau travail. 
Le Figaroscope

Mécanique instable confirme que Yann Reuzeau, 
c’est du solide.
 
Marianne   

Yann Reuzeau s’est déjà emparé, avec brio, de la politique. 
La Croix 



Le spectacle 
Stéphane est le dynamique patron-créateur d’une PME en pleine expansion. Il traite ses employés avec chaleur, s’enorgueillit même un peu de “bien” les payer. 
Un jour, il décide de vendre. Ses employés, ses amis pour certains, paniquent et lui reprochent amèrement cette décision. Ce qui l’ébranle fortement. Bientôt, certains employés décident de racheter eux-mêmes leur société, et bouleversent ainsi totalement leur rapport au travail, à la hiérarchie et au pouvoir.  Pendant vingt années, les succès et les échecs de l’entreprise seront vécus via le prisme de cette révolution de pensée. Vingt ans de la vie d’une société dont les soubresauts porteront, influenceront ou détruiront le destin de 6 personnages qui ne s’imaginaient pas s’embarquer dans une telle aventure, dans une révolution.
 

 

 

 


texte et mise en scène Yann Reuzeau
avec Emmanuel de Sablet, Sandrine Molaro, Morgan Perez,
Sacha Petronijevic, Leila Séri, Sophie Vonlanthen

assistante Emma Bernard
scénographie Philippe Le Gall 
lumières François Leneveu

production Acte 2
en accord avec La Manufacture des Abesses


en tournée de janvier à mars 2015

 

Note d'intention

Le monde de l’entreprise est opaque, multiple, et en mutation permanente. 

En m’attaquant à ce sujet via l’angle des SCOP, je veux en percer quelques uns des mystères et explorer l’aspect méconnu et en pleine expansion de ces coopératives dont la majeure partie des employés sont aussi actionnaires. Pour des employés d’une entreprise classique, cette transformation en coopérative est une vraie révolution du travail, bien sûr, mais aussi une révolution de pensée, et même une révolution politique. Il y a mille choses à explorer dans ce processus. 

Dès le premier moment, quand Stéphane annonce son intention de vendre. Le coup de tonnerre que cela représente pour les employés est-il disproportionné? Sont-ils capables de s’adapter, ou ont-ils raison d’avoir peur de l’inconnu, du changement d’une situation dans laquelle ils étaient très à l’aise?

Le second explore la processus de décision des employés. Mais face à cette situation qu’ils n’avaient jamais anticipée, les positions ne peuvent être définitives. Et, confrontés aux choix des autres, leurs réflexions seront forcément chamboulées. Le troisième moment s’intéresse à la gestion effective de leur société. Transformés en patron malgré eux (ou pas ?), ils doivent en assumer le rôle, en fonction de l’implication qu’ils ont finalement décidé d’avoir (patron élu ? salarié-associé ? “simple” salarié ?) et de leur nouveau rapport aux autres. 

Le retour de l’ancien patron dans un rôle de commercial achève de redistribuer totalement les cartes. Ils doivent agir, pour le meilleur ou pour le pire, et prendre des décisions lourdes.

Yann Rezeau



On avait déjà fait ici, voici deux ans, l’éloge de « Chute d’une nation », feuilleton politique en quatre épisodes de Yann Reuzeau. Sa nouvelle pièce, « Mécanique instable », passionne tout autant. Yann Reuzeau conjugue le don de narrer  avec celui de mettre en scène. Il lui suffit de trois fois rien pour ériger l’usine. Le nom de ces acteurs ne vous dit probablement rien. Ils sont pourtant d’une justesse formidable. Chacun rend son personnage crédible et attachant. On est captivé, touché, on applaudit à tout rompre.


Reuzeau a un talent indéniable pour camper des personnages complexes.
Très bien dialogué, très bien joué, "Mécanique Instable" est du beau travail.


Jeune auteur prometteur, remarqué, primé, esprit aigu, plume percutante, Yann Reuzeau s’est déjà emparé, avec brio, de la politique. Le voilà qui aborde avec pugnacité les incertitudes d’une nouvelle voie économique et sociale, dictée par les circonstances. Il explore, avec justesse, les lignes de faille dans le rapport que chacun, quelle que soit sa fonction, peut entretenir avec cette activité qui construit,  ou détruit : le travail.


Yann Reuzeau s’était déjà fait remarquer par quelques créations de haute volée, dont Chute d’une nation. Il a réussi cette immersion dans les eaux profondes de l’entreprise, avec son lot de frustrations, d’espoirs, d’illusions et de souffrance.        
Il mène sa barque avec des acteurs ayant l’énergie de traders un jour de crise financière. C’est drôle, survitaminé, et finaud, évitant ainsi le piège de la caricature ou du texte à message. Mécanique instable confirme que Yann Reuzeau, c’est du solide.


Yann Reuzeau met en scène sa nouvelle pièce : une réussite, à nouveau.
C’est, comme d’habitude, bien fait, subtil, intelligent. Le spectacle est passionnant et se déguste comme un bon feuilleton théâtral. Les comédiens sont très bons.
En particulier la prometteuse Leïla Séri.


Espoirs et désillusions de l'autogestion. Reuzeau continue d'ausculter notre société et les humains avec des dialogues vifs, qui font mouche.


Mécanique instable concentre, en deux heures, vingt ans de la vie d’une entreprise.
L’écriture de Reuzeau laisse ouvert le champs des interprétations et mêle avec habileté enjeux économiques et relations humaines. Reuzeau a le chic pour transformer une discussion a priori aride en débat polico-existentiel.


Les acteurs se glissent avec bonheur dans la peau de leur personnage. Ils s’emportent, tentent de convaincre, lâchent prise ou s’entêtent, jouent le jeu du pouvoir ou révèlent leurs faiblesses. C’est de notre monde qu’ils nous parlent, de la place du travail dans notre vie, des rapports qui se tissent dans l’entreprise et des décisions qu’il faut y prendre. C’est vivant, on ne s’ennuie jamais et on a envie d’entrer dans leurs débats. Le théâtre n’est-il pas là aussi pour nourrir la réflexion ?


Peut-on faire du théâtre à partir de la vie d'une PME ? La réponse est oui, et même avec bonheur. On observe avec gourmandise les personnages se débattre face à de nouvelles problématiques. Mécanique Instable est tout aussi hilarante que la dernière pièce de l'auteur, Chute d'une Nation. Cette nouvelle œuvre, rythmée comme une série américaine, rappelle parfois le bureau, moments de cruauté compris. Et de fous rires, aussi.


Drôle et vif, le texte pose aussi de vraies questions qui renvoient chacun à son expérience de salarié. C'est finement observé et restitué. D'où un potentiel comique parfaitement exploité. Car "Mécanique Instable" est une comédie avec un rythme soutenu.


Servi par des comédiens excellents, un spectacle inattendu, drôle et vivant, qui donne matière à penser. A ne pas rater.


Une belle et judicieuse distribution.


C’est remarquable ! Des employés rachètent la boite et on suit leur effort pour assurer sa survie. Le sujet peut paraître austère mais le spectacle ne l’est absolument pas. Je vous incite à y aller.

Un auteur qui m’intéresse, un des rares qui s’intéresse à ces sujets, la politique, l’exclusion, le travail. Un défricheur qui a inventé sa place. Très documenté, très rigoureux, très prenant, on a l’impression de glisser son nez dans une entreprise, c’est totalement fascinant de voir un groupe essaye de se constituer, de résister à ce que la vie va leur objecter. Les dialogues font mouche. Une réussite.


La qualité première de cet artiste : s’intéresser de près à la trame de la société. Hier, la politique ou les exclus, aujourd’hui, le monde du travail. Un monde où le respect des règles n’empêche pas la violence de s’exercer.


Reuzeau frappe juste et fort. Ce qu’on aime chez lui, c’est sa capacité à se glisser dans le rôle de l’observateur de la société, sans jugement, moralisation,  ni condamnation. Il cherche à donner à voir et à penser. Les comédiens nous ont captivés.


Maitrise acérée de la narration, précision du tempo : cette comédie dramatique décapée à la lucidité de déploie dans une mise en scène physique. Est capté ici quelque chose d'universel : une simple envie de travailler, d'aimer, de vivre, empêchée par les méandres changeants d'une époque marchande. Ce sont des questions infiniment contemporaines qui hantent le spectacle jusqu'à son terme. Et nous laissent sonnés par ce sidérant effet de réel.

 
Une pièce passionnante. Reuzeau raconte son histoire sans manichéisme et créé des personnages étonnamment vivants. Homme de théâtre complet, il dirige ses acteurs d'une mani de maitre. Le spectacle tient de bout en bout  en haleine.


Chaque création de Yann Reuzeau fait mouche. Avec cet art qui signe ces comédies de la vie même, Yann Reuzeau mêle une fois encore avec beaucoup de pertinence, appuyé sur une culture proche des codes télévisuels mais loin des clichés, le documentaire quasi photographique et la fiction dramatique.


Une sacrée plume. Une comédie profonde. Tellement bien croqué et joué qu'on n'en perd pas une miette. Rythmée à souhait, une mécanique.


Mécanique instable