Acte 2

Les Enfants du paradis Saison 2015 - 2016

Le spectacle de Person et de son équipe est un peu comme une photographie retouchée par Warhol : il ne remplace pas l’original mais lui donne une autre vérité, celle du moment où se rencontrent la beauté d’hier et la beauté d’aujourd’hui. 
Gilles Costaz


En nous faisant entendre autrement les sublimes répliques de Prévert, Philippe Person réussit son pari. 
Le Nouvel Observateur

La pièce est intense. Elle joue sur l’ambiguïté des sentiments,
la fragilité des artistes, le désir irrépressible de liberté. 

Marianne

L'entreprise de Philippe Honoré, qui signe l'adaptation du scénario de Prévert, et du metteur en scène Philippe Person,
est convaincante et habile. 

Figaroscope

Nous avons avec ce spectacle, le bonheur d’être éclaboussés par ces Enfants du paradis.
Le Monde


Personnages emblématiques, dialogues à la fois savoureux et incisifs, tout invite à attiser le désir de voir ce texte porté au théâtre. Y trouvant son existence propre et s’attachant à sublimer cette langue d’une pureté bouleversante. C’est ce que j’ai tenté de faire à travers cette adaptation du scénario originel de Jacques Prévert.                                                  
                                          Philippe Honoré

Aucune allusion au film. C’est une pièce dans laquelle il y a de la gaieté de l’insouciance, de l’envie de liberté, de l’anti-conformisme... de tout ce qui nous rend joyeux. Il y a surtout à chaque coin de phrase le génie de ce grand auteur qu’est Prévert. C’est cela et rien d’autre que je veux faire résonner.                       Philippe Person


Les Enfants du paradis BA from Acte 2 on Vimeo.


d’après le scénario de Jacques Prévert
adaptation Philippe Honoré
mise en scène Philippe Person

avec Yannis Bougeard, Florence Le Corre-Person,
Philippe Person, Sylvie Van Cleven

lumières Alexandre Dujardin

production La Cie Philippe Person, Sole Levante Production, Acte 2


tournée saison 2015-2016




Quatre comédiens tentent de nous expliquer l'histoire mais tous ensemble, alors nous verrons bien. Et devant nos yeux, ils se costument, se métamorphosent pour incarner brillamment tous les rôles. L'histoire nous parle alors d'amour, de complicité, de liberté.

La mise en scène de Philippe Person, agile et moderne, offre des moments musicaux où la pop rock, la chanson française et le cinéma s'invitent volontiers. Avec elle, Prévert occupe les arts et les réunis par sa plume magnifique qui met tout le monde d'accord. Merci à la petite fille du poète, qui a confié cette oeuvre à la compagnie Philippe Person, qui aujourd'hui la fait rayonner.


Sacrilège de refaire le chef-d’oeuvre «Les Enfants du Paradis» ? Non. L'entreprise de Philippe Honoréqui signe l'adaptation du scénario de Prévertet du metteur en scène 
Philippe Personest convaincante et habileParce qu'elle a su garder la poésie du texte 
dans une version courte d'une heure dix... mais aussi parce que les quatre interprètes 
se partagent avec brio les rôles. Cette version moderne dégage d'un dramatique jeu 
de rôles son propre charmequelque part entre l'inspiration du film et la singularité scénique.


Nous avons avec ce spectacle, le bonheur d’être éclaboussés par ces Enfants du paradis, le paradis qui ne l’oublions pas, se trouvait tout en haut du théâtre et était réservé au peuple, trop heureux d’y avoir sa place. Pour Philippe PERSON et son équipe, le théâtre c’est toujours une fête et davantage encore avec pour invité PREVERT !


On peut vraiment parler d’adaptation car le metteur en scène Philippe Person a transporté les protagonistes dans un univers glamrock, dans un théâtre d’aujourd’hui où des roadies ont laissé trainé quelques flight case sur la scène. Philippe Person joue la carte de la modernité.

La pièce est intense. Elle joue sur l’ambiguïté des sentiments, la fragilité des artistes, le désir irrépressible de liberté. La gouaille des personnages est mise en lumière par des fulgurances qui donnent toute sa saveur à cette histoire d’amour impossible, dont le charme rappelle les feuilles mortes avant qu’elles ne soient ramassées à la pelle. 

 En nous faisant entendre autrement les sublimes répliques de Prévert, Philippe Person réussit son pari.


 
Person a délibérément choisi de nous transporter dans un autre univres. Absence de costumes d’époque, décor atemporel, ambiance rock : à coup sûr vos repères de cinéphiles seront bousculés. Le spectacle ne manque pas de rythme et le metteur en scène se permet même le luxe d’un réjouissant faux entracte entre les deux parties du chef-d’œuvre. Sur scène aussi les comédiens ont de l’énergie à revendre.


On oublie très vite Arletty qui a pourtant immortalisé le rôle sous l’œil de Marcel Carné. Cette Garance est au centre de cette très belle histoire d’amour immortelle. Garance bouscule le cœur des hommes, celui de Baptiste, de Lacenaire, de Lemaître et du conte de Montray. On retrouve donc avec plaisir tous ces personnages.


Philippe Honoré a fait une adaptation qui ne démérite pas. Il a gardé la crème, l'essentiel. Tandis que le noir se fait, résonnent encore quelques répliques.


La mise en scène ne fait pas allégeance au film. Elle prend le parti de transposer l’action dans un Paris actuel, dans un décor de néons où seuls les lampions regardent vers le passé. Le phrasé a gagné en rythme et les tableaux se succèdent à belle allure. Le montage serré donne à cette épopée rock un souffle enthousiasmant.


Philippe Honoré a fait confiance à l’auteur du scénario et a gagné son pari. Comment ? En recentrant l’action autour d’une troupe de quatre comédiens aguerris et capables d’interpréter plusieurs rôles. Il faut du talent et du métier. Plus rien ne compte que Baptiste, Garance, Frédérick, Nathalie, et... le théâtre.


Philippe Person a eu la bonne idée de s’échapper du film tout en faisant des clins d’œil au cinéma. L’humour côtoie l’émotion. Autour de Florence Le Corre-Person, qui campe une Garance moins gouailleuse mais plus moderne dans ses sentiments qu’Arletty, tournent ses trois amoureux, Philippe Person, le comédien flamboyant et Yannis Bougeard, qui incarne à la fois Baptiste, l’amoureux timide et déchiré et Lacenaire l’anarchiste enflammé. Sylvie Van Cleven campe une Nathalie qui veut croire que son amour peut tout emporter et incarne aussi Debureau père. Il y a de la gaîté, mais aussi de la nostalgie, de l’anticonformisme et un grand désir de liberté. On écoute les dialogues de Prévert et l’on sort tout joyeux.


Sur scène, quatre comédiens se répartissent les rôles des principaux protagonistes et composent avec naturel des personnages contemporains. Sylvie Van Cleven passe avec aisance du directeur de théâtre revêche et de l'obséquieux protecteur à l'amoureuse désespérée. Philippe Person campe avec panache Frédérick Lemaître, le cabotin hâbleur et narcissique et Yannis Bougeard pratique l'art consommé de la métamorphose en endossant le romantisme lunaire de Lacenaire, criminel par vocation, et l'amour solaire de Baptiste. Quant à Florence Le Corre-Person, avec sa voix mélodieuse, son physique de femme-enfant et son jeu délicat, elle fait de Garance une bienvenue héroïne rohmerienne. Quelques malles de saltimbanques suffisent à évoquer le décor des coulisses du Théâtre des Funambules qui sert de toile de fond à cette histoire intemporelle d'amours contrariés et les tableaux évoquant les désordres amoureux s'enchaînent à la manière d'une ronde schnitzlerienne et sont mis en scène avec sagacité et ingéniosité par Philippe Person.

De cour à jardin
C’était une gageure. Mais l’idée de le faire jouer au Lucernaire, théâtre estampillé d’art et d’essai, était la bonne. Les comédiens n’ont pas à être modestes car leurs performances sont généreuses et tendres. Mentions spéciales pour toutes et tous et surtout pour... Nous ne dirons rien, à vous de jouer.


Philippe Honoré a brillamment rempli son contrat en adaptant ce scénario pour le théâtre. La mise en scène de Philippe Person, enlevée et originale, complète le tableau d’une réussite osée et aboutie. Philippe Person a su donner du rythme à cette œuvre dont la beauté des sentiments transpire à chaque scène. Le choix des comédiens s’avère très pertinent. Les amoureux de Marcel Carné trouveront leur compte dans cette adaptation théâtrale réussie qui enrichit avec bonheur l’œuvre de M. Prévert. 


Les quatre comédiens réussissent l’exploit de ne pas transformer cette adaptation en simple « digest » du film de Marcel Carné. On redécouvre la beauté du texte de Jacques Prévert. La mise en scène, inventive, joue sur la connivence avec le public et rappelle que cette histoire est un hommage au théâtre populaire.


Place au texte, rien qu’au texte sublime de Jacques Prévert, ses répliques cultes et ses scènes d’anthologie, disséquées par Philippe Honoré et revisitées par Philippe Person dans un mise en scène tout en clins d’œil au rock et au cinéma. Avec trois fois rien, la magie opère, l’émotion surgit, et la poésie de Prévert est intacte.

 

 


Les Enfants du paradis