Acte 2

NormalAvignon 2024

Coup de cœur Avignon 2024
Le Parisien

Une pièce nécessaire
La Provence

Une des très belles surprises de ce Festival !
Au Balcon     

Les comédiens sont époustouflants de justesse et d'intensité. Un spectacle qui surprend et captive.
Je conseille vivement cette découverte.
Spectactif 

Une pièce qui nous fait rire, nous bouleverse et nous ouvre à une nouvelle définition de l'amour. Peut-être est-ce là la seule définition possible : celle qui accepte et célèbre notre véritable nature, en toute conscience et avec toute l'humanité dont nous sommes capables.
Les Arts liants

la pièce

Sam et Irma s’aiment depuis 25 ans. Ils ont deux enfants, et sont des membres investis auprès de leur église.
Sam porte un secret qu’il ne peut désormais plus dissimuler. À la suite de cette révélation, Irma lui demande de quitter la maison sur le champ. Mais le lien qui les unit est plus intense qu’ils ne pouvaient l’imaginer.

Ces deux là doivent alors composer avec toute la délicate mécanique du reste de la famille. Avec humour et tendresse, la pièce explore les complexités du couple, de la famille, et toutes ces identités mouvantes qui les composent. « Normal » parle de nous, de réconciliation, avec soi- même, avec l’autre, et interroge la notion même de l’amour.


de Jane Anderson

traduction et adaptation Julie Delarme et Emmanuel Suarez

mise en scène Julie Delarme


avec
Lionel Abelanski
Vincent Deniard
Colombe Ducrot
Jéremy Gillet
Guilaine Londez
Jean-Yves Roan
avec la participation amicale de Hélène Vincent

scénographie Camille Duchemin
lumières Moïse Hill
costumes Muriel Delamotte
vidéos Léonard
collaboratrice artistique Yaël Tama

production François Volard, Acte 2 – S’Imagine Films


Galerie photos


Le Parisien

Coup de cœur Avignon 2024.

Une distribution idéale et affûtée, une comédie tendre, drôle et touchante.

 

La Provence
Un papa, une maman, deux enfants, et un pasteur qui fait aussi office de conseiller conjugal. La famille de Sam et Irma semble tout ce qu’il y a de plus traditionnel, mais traditionnel et normal, ce sont deux choses différentes. Un texte nécessaire, qui souligne l’absurdité de la normalité et l’importance de l’amour.

Froggy's delight

En couple depuis 25 ans, Irma et Sam viennent consulter le pasteur pour la santé de Sam qui inquiète son épouse. Mais le souci de Sam est plus complexe que ça : depuis toujours il se sent femme à l'intérieur. Et ne sait comment le faire comprendre à sa femme et à ses enfants.

Normal, la pièce de l'américaine Jane Anderson (fort bien traduite par Julie Delarme et Emmanuel Suarez) aborde de façon percutante le thème de l'identité et du genre dans le cadre familial avec beaucoup d'émotion et d'intelligence.

Julie Delarme réunit une distribution formidable pour un spectacle merveilleux de délicatesse. Sa mise en scène toute en finesse parvient à rendre bouleversant ce récit au fond grave, tout en n'excluant pas la fantaisie.

On rit autant qu'on pleure dans ce parcours courageux d'un être vers son choix crucial. Et l'on suit avec intérêt les répercussions de l'annonce, les réactions de la famille et si l'adaptation et l'acceptation de ceux qui la composent seront ou non au rendez-vous.

La scénographie tendre aux couleurs assorties de Camille Duchemin, les costumes idoines de Muriel Delamotte et les lumières précises de Moïse Hill participent à la belle réussite de ce spectacle sensible et convaincant.

Tous les comédiens sont excellents, de Guilaine Londez en épouse exemplaire à Vincent Deniard dans le double rôle du pasteur et de Franck, la patron et ami de Sam, aux deux enfants, Colombe Ducrot et Jéremy Gillet, touchants

Sans oublier Jean-Yves Roan dans le rôle du père de Sam, poignant et Hélène Vincent (à l'écran), parfaite dans celui de sa mère.

Mais évidemment c'est Lionel Abelanski qui, dans une interprétation d'une subtilité prodigieuse, bouleverse dans le rôle de Sam. Une magnifique performance pour une très jolie pièce originale ainsi qu'une merveilleuse histoire d'amour.


Culture Tops

C’est bouleversant d’humanité, c’est une leçon de tolérance et d’amour qui vous fend le cœur.
Dans une scénographie élégante et pudique, Julie Delarme met en scène ses six comédiens avec tact et élégance. A la pointe du cœur, nous 
sommes envahis par un flot insurmontable d’émotions. Lionel Abelanski est merveilleux, désarmant de justesse et de sensibilité dans un personnage aux prises avec un courage incommensurable. Guilaine Londez est extraordinaire de sensibilité blessée, de sentiments étouffés, de colère, d’amour, une remarquable composition. Colombe Ducrot est bluffante de liberté et d’audace, Jérémy Gillet déchirant de tendresse, bouillonnant d’une incompréhension à fleur de peau. Vincent Deniard apporte le contrepoint nécessaire de l’humour dans ces personnages à l’humanité bourrue ou au code moral déstabilisé. Jean-Yves Roan et Hélène Vincent égrènent le chapelet d’un temps qui peine à s’adapter à une époque qui évolue parfois trop vite pour les choses du cœur. C’est un nouveau « triomphe de l’amour » qui pourrait devenir un classique de demain. Tolérance, liberté, droit au bonheur, une trilogie à adopter sans modération.


Au balcon

Sam et Irma s’aiment depuis 25 ans. Ils ont deux enfants, et sont des membres investis auprès de leur Église.

Sam porte un secret qu’il ne peut désormais plus dissimuler. À la suite de cette révélation, Irma lui demande de quitter la maison sur le champ. Mais le lien qui les unit est plus intense qu’ils ne pouvaient l’imaginer. Ces deux-là doivent alors composer avec toute la délicate mécanique du reste de la famille. Avec humour et tendresse, la pièce explore les complexités du couple, de la famille, et toutes ces identités mouvantes qui les composent. Normal parle de nous, de réconciliation, avec soi-même, avec l’autre, et interroge la notion même de l’amour.

Un couple, des enfants, des grands parents… passés au vitriol de la plume brillante et mordante de Jane Anderson. Loin du classique schéma familial, un tsunami bouleverse les relations de cette famille qui était pourtant comme les autres. L'amour peut-il survivre à tout ?

Une histoire surprenante, des comédiens vraiment inspirés qui jamais ne tombent dans les clichés ou la caricature. Lionel Abelanski réussit à rendre parfaitement crédible un personnage hors normes. Les autres membres de la famille sont tout aussi justes et inspirés. Quant au prêtre c'est un régal !

Une des très belles surprises de ce Festival !

Les Arts liants

Jusqu’ou est on prêt à aller par amour ? "Normal" nous plonge au cœur d'un drame familial teinté d'humour et de tendresse. Sam, le mari interprété́ par Lionel Abelanski et Irma son épouse par Guilaine Londez sont mariés depuis 25 ans, ont deux grands enfants, Ben le garçon joué par Jérémy Gillet qui cache sa fragilité derrière une intolérance butée, et leur fille Suzanne joué par Colombe Ducrot la jeune fille qui se débat avec les transformations de l’adolescence.

Des tensions sont palpables dans le couple et cela les amène à consulter leur pasteur de qui ils sont proches joué par Vincent Deniard.

Sam porte un secret qu'il ne peut plus cacher, éclate les verrous de la communication et force chaque membre de la famille à se questionner, à reconnaître ses propres métamorphoses et à réévaluer les liens qui les unissent.

La réaction d'Irma, demandant à son mari de quitter la maison, sert de catalyseur à une série d'événements qui mettent à nu leur relation.

Le texte empreint d'une belle sensibilité permet d’aborder des thèmes tels que la réconciliation avec soi-même et avec l'autre, et questionne sur la véritable nature de l'amour.

Les personnages sont profondément humains et attachants. Sam, par son secret, incarne les dilemmes intérieurs auxquels beaucoup peuvent s’identifier. Irma, quant à elle, représente la force et la vulnérabilité mêlées, illustrant le difficile équilibre entre la déception et l'amour inconditionnel. Les enfants, apportent chacun leurs ressentis, leurs émotions, leurs fêlures...Les grands-parents, joués par Jean-Yves Roan dont la mémoire défaille et par Hélène Vincent (en vidéo) sont là, témoins à leur manière.

La mise en scène, habilement orchestrée, joue sur la dualité entre le drame et la comédie, offrant des moments de légèreté qui contrastent avec les moments intenses, sans jamais entrer dans le cliché ou la caricature.

Tous les comédiens apportent une extrême délicatesse, beaucoup de sensibilité et d'intériorité à leur personnage. Ceux-ci au carrefour de chaque situation sont un fil ténu et tendu tissant une toile où la justesse des sentiments mais aussi leur violence trouvent crédibilité et force dans la sobriété élégante de sa mise en scène.

Au fil de la pièce, tout prend du relief et de l'essor. Cette transformation est magnifiquement portée par une distribution impeccable. Lionel Abelanski et Guilaine Londez apportent à leurs personnages une tendresse et une subtilité qui rendent leur couple profondément touchant et authentique. Ils sont entourés de partenaires remarquables : Vincent Deniard, Jeremy Gillet, Colombe Ducrot, Jean Yves Roan, et Hélène Vincent, chacun apportant une dimension à cette exploration de l'amour et de l'identité.

"Normal" une pièce qui nous fait rire, nous bouleverse et nous ouvre à une nouvelle définition de l'amour. Peut-être est-ce là la seule définition possible : celle qui accepte et célèbre notre véritable nature, en toute conscience et avec toute l'humanité dont nous sommes capables.

Spectatif

"Cette histoire c'est l'histoire d'un amour,

Cette complainte c'est la plainte de deux cœurs,

Un roman comme tant d'autres,

Qui pourrait être le vôtre gens d'ici ou bien d'ailleurs."

Quand le théâtre interpelle la raison et l'émotion avec une forte acuité, nous sommes happés et conquis. C'est ce qui se passe avec cette pièce prégnante. Grâce à son sujet bien sûr mais aussi et peut-être surtout grâce à la qualité de son interprétation, tout en nuances, en délicatesse et en sensibilité. Chaque personnage devient attachant.

« Sam et Irma s’aiment depuis 25 ans. Ils ont deux enfants et sont des membres investis auprès de leur Eglise. Sam porte un secret qu’il ne peut désormais plus dissimuler. À la suite de cette révélation, Irma lui demande de quitter la maison sur le champ. Mais le lien qui les unit est plus intense qu’ils ne pouvaient l’imaginer. Ces deux-là doivent alors composer avec toute la délicate mécanique du reste de la famille. »

Un récit complexe et singulier avec de gros morceaux d'humanité dedans, qui nous touche et qui fait mouche. Tellement il est vrai, tellement il est actuel.

"Cette histoire c'est l'histoire d'un amour"

Ce récit nous interroge sur notre perception de l'autre, les bases sur lesquelles se fondent l'amour, la reconnaissance des différences et ses impacts sur ce qui fait l'équilibre dans un couple, une famille ou une communauté.

"Cette complainte c'est la plainte de deux cœurs"

L'autrice Jane Anderson s’empare à nouveau d'un sujet contemporain brûlant. Sans leçon ni dénonciation, elle nous propose d’être juste là pour observer, pour réfléchir, pour faire nôtre ou pas cette histoire.

Si la distanciation que permet une fiction nous protège, personne ne peut éviter assurément l'identification voire la projection de l'image de soi ou de proches sur l'un ou l'autre des personnages. Car ils nous interpellent ces personnages. Que ferions-nous à leur place ? Resterions-nous indemnes face à une telle problématique ?

"Un roman comme tant d'autres,

Qui pourrait être le vôtre gens d'ici ou bien d'ailleurs"

Une histoire et sa narration qui portent tout le long les signes de l'attachement, du renoncement ou du refus.

La mise en scène de Julie Delarme donne aux échanges une dimension réaliste, simple et implacable, mettant en éloignement les autres aspects matériels discursifs du récit comme pour renforcer la parole dite. Couleur unique dominante des accessoires ; séquences vidéo en appui ou à la place de scènes sur le plateau.

Les comédiens Lionel Abelanski, Vincent Deniard, Colombe Ducrot, Jéremy Gillet, Guilaine Londez et Jean-Yves Roan (et Hélène Vincent en enregistrement vidéo) sont époustouflants de justesse et d'intensité. Ils et elles ne jouent pas mais incarnent leurs personnages. La fragilité, le désarroi, la colère, l'affection ou l'amour sont formidablement habités.

"Cette histoire c'est l'histoire d'un amour."

Un spectacle qui surprend et captive. Je conseille vivement cette découverte.

Sur les planches

La Scala Provence nous présente actuellement une comédie douce amère très émouvante et empreinte d’une belle subtilité, Normal de Jane Anderson. 

Sam et Irma constitue un couple de paroissiens très investi dans leur communauté. Sam porte un lourd secret depuis bien longtemps. Il se rend avec Irma trouver le Pasteur, seule autorité audible au sein de la ville. Sam ne tarde pas à faire sa révélation qui prend les allures d’un véritable cataclysme. Irma demande à Sam de quitter le foyer familial sine die. Un séisme dont l’onde de choc est tellement violente qu’elle atteint chaque membre de la famille à commencer par Suzanne, leur fille et Ben leur fils qui ne vit désormais à l’écart. Chacun, gagné par la stupeur de la révélation porte en lui une crise permanente d’incompréhension et de révolte. La famille explose et semble se déliter.

Saluons la belle mise en scène de Julie Délarme qui déroule le propos, aux multiples ramifications avec rythme, tendresse et intelligence. L’interprétation des comédiens est remarquable, drôle, émouvante et touchante. La beauté de l’amour surnage de cet imbroglio tellement humain en magnifiant la force du couple.

 

 


La Scala Provence à 14h30
du 29 juin au 21 juillet 2024
relâches les 1, 8 et 15 
Normal