Acte 2

Saint Ex à New-Yorksaison 2022-2023

 

la pièce

Eté 42, dans une villa en bord de mer près de New-York, Saint-Exupéry écrit le Petit Prince, conseillé notamment par sa femme Consuelo, et par l’amant de celle-ci, le philosophe Denis de Rougemont. Une amitié paradoxale naît entre les deux hommes et de grands débats animent le trio. Mélancolique, il s’échappe parfois pour rejoindre sa maîtresse, la jeune journaliste américaine Sylvia Hamilton. A l’annonce du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, il décide de reprendre le combat malgré sa mauvaise santé. Alors, se constitue une union improbable entre Consuelo, Sylvia et Denis pour dissuader à tout prix Saint-Ex de partir. Comédie dramatique et tragédie optimiste, traversée de personnages hauts en couleurs.


la presse 

Réservez illico presto vos places pour SAINT-EX A NEW-YORK, vous ne serez pas déçus ! 

Le Figaro  


On apprend beaucoup de choses sur le romancier -pilote et amoureux libertin- lors de cette comédie douce-amère plutôt bien écrite et joliment mise en scène par Jean-Claude Idée.
Télérama Sortir 

Gaël Giraudeau se révèle très vite à sa place en se confondant avec Saint-Exupéry. Autour de lui, ses partenaires donnent de la profondeur à leurs personnages faisant de cette pièce une oeuvre chorale bien rythmée. Un bon moment d'Histoire.

Théâtral Magazine 


La pièce fourmille de moment touchants, inattendus, drôles, piquants, émouvants et poétiques à la fois. Un portrait de St-Ex tout en nuances à qui cette jeune troupe, pleine de de fraîcheur et d'enthousiasme rend hommage avec sincérité et engagement.

Esprit paillettes


pièce écrite et mise en scène par Jean-Claude Idée

avec Gaël Giraudeau, Adrien Melin,
Alexandra Ansidei et Roxanne Bennett

décors et lumières Jean-Claude Idée
costumes Sonia Bosc
son et vidéo Olivier Louis Camille
Galerie photos


Le Figaro

Génie de la physique, aviateur ou auteur de talent, les trois ont en commun d'avoir marqué l'Histoire... mais aussi d'être mis à l'honneur dans une pièce cette fin d'année à Paris.

À New York, le dernier ménage de Saint-Ex.

Nous sommes en 1942, sur les bords de l'Hudson. Antoine de Saint-Exupéry (Gaël Giraudeau, parfait) écrit Le Petit Prince dont sa femme, la belle et tumultueuse Consuelo (Alexandra Ansidei, exubérante à souhait), est l'une des figures. Elle sera la rose asthmatique. Consuelo a un amant, le philosophe suisse Denis de Rougemont, venu les rejoindre (Adrien Melin, droit dans ses bottes). Elle a cette phrase admirable : « Je ne le trompe pas. Je meuble son absence. Il me doit tout ». Le tout sur un fond de jazz. Entre Saint-Ex, Consuelo et Rougemont, les esprits s'échauffent. La guerre est la toile de fond de cette pièce. Saint-Ex, éternel insatisfait, n'en peut plus de ne rien faire et désire repartir au combat. Comme son héros, il rêve de rejoindre son étoile. La mort, c'est vivre sans prendre de risque. Heureux, Jean-Claude Idée, qui a écrit une tragédie optimiste. Nous sommes sortis avec des ailes.

Télérama Sortir

Eté 42, sur une terrasse ensoleillée proche de New York … Antoine de Saint-Exupéry achève son Petit Prince et fait poser pour les illustrations du livre son entourage : sa volcanique épouse, Consuelo, Denis de Rougemont, l’amant de celle-ci (et son meilleur ami), ainsi que sa jeune maîtresse américaine (une journaliste).

Etrange quatuor que lient ensemble jalousies, fascinations et désirs.

Taraudé par son patriotisme comme par son inquiétude sur l’avenir de l’humanité en guerre, le généreux et fraternel Saint-Ex brûle de repartir au combat. Après moult disputes, conversations, débats piquants ou passionnés, il se réengagera…

On apprend beaucoup de choses sur le romancier -pilote et amoureux libertin- lors de cette comédie douce-amère plutôt bien écrite et joliment mise en scène par Jean-Claude Idée.

Prestaplume

Jusqu’au 31 décembre, le théâtre du Petit Montparnasse est l’écrin d’une belle renaissance, celle du Petit Prince. En revisitant la genèse de l’écriture de ce conte philosophique, l’auteur et metteur en scène Jean-Claude Idée y propose une lecture toute personnelle. Le Petit Prince serait ainsi une autobiographie symbolique d’Antoine de Saint-Exupéry, où la rose capricieuse représenterait sa femme Consuelo, où l’exil du Petit Prince serait son propre exil à New York, ville aussi incompréhensible pour lui que la planète Terre pour son petit personnage à la chevelure dorée. Mais aussi le miroir de ses inquiétudes pour le devenir de l’humanité, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage sur le Vieux Continent. La version de Jean-Claude Idée est puissamment incarnée par quatre comédiens aux tempéraments marqués (Gaël Giraudeau, Alexandra Ansidei, Adrien Melin et Roxanne Bennett). Les passions y sont tantôt libérées, tantôt retenues avec la même intensité, que la sobriété des décors renforce, comme si le dénuement mobilier était le reflet tangible du désarroi d’un homme empêché d’être. Aussi belle que triste. Si l’écrivain n’est plus, son double symbolique ne cessera jamais de parcourir le monde.

Résumé : Eté 42, Saint-Ex se morfond dans une villa en bord de mer près de New York. Héros de la Campagne de France de mai-juin 1940, il a fui le régime de Vichy en s’exilant aux Etats-Unis. L’aviateur écrivain est contraint à l’immobilisme alors que la France est occupée et que la résistance est à l’œuvre. Depuis la France, on le conspue, car il ne fait pas sa part pour la libération de son pays. En fait, il se refuse à soutenir De Gaulle, convainc que tout général vainqueur se mue en dictateur. Alors, à New York, sa mélancolie et son cœur tanguent entre sa maîtresse Sylvia Hamilton qui attend qu’il quitte sa femme pour elle et son épouse volcanique Consuelo qui l’incite à écrire un conte pour enfants. Il entretient une étrange relation, quasi amicale avec le philosophe Denis de Rougemont, pourtant l’amant de sa femme. Ils jouent aux échecs tout en débattant de la vie, de la guerre, de l’engagement. Alors qu’il parachève ce qui deviendra son chef-d’œuvre, il apprend que les Alliés débarquent en Afrique du Nord. Saint-Ex a pris sa décision : il veut en être. Peu importe sa mauvaise santé. A peine le manuscrit remis entre les mains de sa maîtresse, le héros qui ne voulait pas apprendre l’anglais de peur d’oublier le français prend son ultime envol, conscient qu’il n’en reviendra pas. Les arguments de Consuelo, de Sylvia et de Denis n’y changeront rien.

Pour approfondir : Pour écrire sur les deux années d’exil de Saint-Exupéry à New York, Jean-Claude Idée a puisé dans les mémoires de Consuelo, le journal de Denis de Rougemont et d’autres récits de ses contemporains. Gage d’une retranscription fidèle de cette période cruciale, ce travail documentaire confère à cette pièce une aura presque testamentaire. L’écriture est si ciselée, percutante, signifiante qu’elle ne se différencie pas de celle de Saint-Ex. les quatre protagonistes sont brossés à grands traits de passion qui vibre dans chaque répartie. Gaël Giraudeau revêt les habits de l’aviateur en proie à une mélancolie qui le conduira à sa mort. La gestuelle est minimaliste, toute la ferveur passe par le ton et l’intensité. Coincé dans son corps, mais libre dans un esprit entier. Alexandra Ansidei apporte à Consuelo l’ardente beauté auprès de laquelle on ne peut que se brûler. Ses colères sont aussi éclatantes que son amour pour Saint-Ex est dévorant. À elle seule, elle est le rythme et la démesure… et la candeur aussi quand elle revêt l’habit du Petit Prince. Adrien Melin et Roxanne Bennett, les deux amants, sont attendrissants dans leurs amours respectives, un sentiment puissant qui accepte tout, même des miettes. Ils n’en sont pas moins des rocs sur lesquels Consuelo et Saint-Ex peuvent s’appuyer. Parfait contrepoids à la violence émotionnelle du couple « maudit », leur jeu « raisonnable » est vital. Il souligne la tragédie qui s’annonce et en donne la force. Une tragédie que l’on connaît, mais qu’on voudrait autre. 

Ainsi, après cinq ans après la parution de son ouvrage « Saint-Exupéry à New York : la naissance du Petit Prince », le texte de Jean-Claude Idée ajoute à ce conte philosophique une dimension psychologique très intéressante. À la lumière de cette relecture, le Petit Prince apporte des clés de compréhension sur les préoccupations et les réflexions d’alors de son père d’écriture. La perte inconsolable de son frère François, décédé à 7 ans, son mariage volcanique avec Consuelo, ses débats d’idées avec l’amant de sa femme, ou encore ses jugements pessimistes sur l’avenir du monde sont autant de matière qui ont façonné la figure du Petit Prince. Œuvre dédiée aux générations futures, le Petit Prince est le dernier écrit d’Antoine de Saint-Exupéry, mais aussi le legs d’un homme de paix désespéré de voir les hommes s’entre-déchirer. Celui pour qui la mort c’était « vivre sans prendre de risque » suivra en toute conscience le destin qu’il s’est dessiné toute son existence, pour être à la hauteur de son frère. Vivre pour deux aura été à la fois le moteur de ses actions et le handicap à son bonheur.

Service Littéraire

Quel joli spectacle nous offre Jean-Claude Idée !

Personne n’a pu oublier le triomphe de son « Allée du Roi », transposition de l’ouvrage de Françoise Chandernagor, où le talent de Geneviève Casile brilla de mille feux. Aujourd’hui, on vous le dit : Saint-Exupéry est de retour. Parti pour New York, avec Consuelo sa volcanique épouse native du Salvador, après la défaite de juin 1940, il s’y était dégouté de tout. Ignoré de la belle et brillantissime Luise de Vilmorin qu’il adorait sans espoir de retour, et que sa mère préféra éloigner d’elle en la vendant à un milliardaire texan, Consuelo, rencontrée par hasard à Buenos Aires, fut un lot de consolation. Grâce à Jean-Claude Idée, nous les retrouvons à New York e l’été 42, résidents à Long Island. Saint-Ex, surnom Tonio, fait pire que s’y ennuyer. Il est rongé par inaction, ne rêvant que de piloter un avion de combat pour reprendre la lutte antinazie. Son cœur ne balance pas entre de Gaulle, qu’il n’aime pas, et Pétain, qu’il n’entend ni servir ni cautionner. De surcroît, la comme d’un livre par un éditeur américain l’inspire peu. Quant à Consuelo, sa jalousie excessive au point d’en être maladive ne l’empêche nullement d’avoir un amant bien mordu, en la personne de Denis de Rougemont, essayiste suisse exilé à Manhattan ce que Saint-Ex accepte d’autant mieux que lui-même a sur place une amante yankee, la belle Sylvia Hamilton… Dns ce contexte, Saint-Ex finira par s’engager dans l’aviation américaine, parvenue en Afrique du Nord après y avoir débarqué fin 42. Faute d’avoir pu le faire chez les Français libres, Saint-Ex trouvera sa fin le 31 juillet 1944, au large du littoral méditerranéen…

Cette pièce, d’une rigoureuse exactitude historique, est remarquable. Telle quelle, avec le quadrille d’êtres de chair et de sang qui danse sous nos yeux, nous tenons là un drame qui va bien au-delà du marivaudage qu’il feint d’être : comment un grand talent littéraire, las de se payer de mots, va s’offrir à une mort volontaire quasi certaine… La distribution est magistrale. Les deux personnages féminins, la Sud-Américaine hystérique et la place New-Yorkaise sont remarquablement campés par Alexandra Ansider et Roxanne Bennett. Adrien Melin, lui, est un Denis de Rougemont solide et convaincant. Mais la révélation vient de Gaël Giraudeau, bouleversant de vérité et de fantaisie dans le rôle de Saint-Ex.

Si vous n’avez fait que lire l’auteur du « Petit Prince », vous ferez sa connaissance via ce personnage d’une qualité humaine unique.


actuellement au Petit Montparnasse
du mardi au samedi à 21h00
le dimanche à 15h30
en tournée à l'automne 2022
Saint Ex à New-York