Acte 2

Dorothée de Silguy, Professeure TournefolleSaison 2017 - 2018

one woman shoot de bonheur

Oui ! Le bonheur ça s'apprend. Aux états-Unis, la prestigieuse université de Harvard proppose des cours de Bonheur. En France, c'est Professeure Tournefolle qui s'y colle, et elle est sevèrement diplômée : DESS d'Allégresse, Master de Bonne Humeur, Maîtrise es science de Jouissance. Aujourd'hui, elle donne son premier cours de Bonheur avec une méthode passablement déjantée et des oiseaux.


actuellement au Théâtre Bo Saint-Martin
du 12 octobre 2016 au 29 mars 2017
les mercredis à 20h15



écrit et interprété par
Dorothée de Silguy

mise en scène
Arnaud Maillard

voix Olivier Pagès
costume et accessoires Mia Koumpan
décors Philippe Meynard et Marc Morisset

production Acte 2 

en tournée saison 2017-2018 


actuellement au Théâtre Bo Saint-Martin
du 12 octobre 2016 au 29 mars 2017
les mercredis à 20h15 


 



Sous sa crinière rousse et derrière ses lunettes toutes rondes, cette Professeure Tournefolle se donne pour défi de vous dérider en vous donnant un cours en forme de thérapie humoristique. Sur la scène de l'agréable théâtre du BO Saint-Martin, la miss se déchaîne pour vous prouver que l'on peut rire de tout et que tout est possible...  n'hésitez pas à aller découvrir cette reine de la bonne humeur malgré tout... On vous la recommande !


Drôle, décalé, loufoque, rythmé, surprenant, émouvant même, elle décortique les poncifs et les idées reçues pour nous rappeler que c’est de notre équilibre à chacun que dépend celui du monde. S’enthousiasme de nos différents tacles, nos petites manies dévalorisantes, érige en principe fondateur les valeurs de l’ASPACE dont le sens est à découvrir pendant son spectacle, rebondi sur nos complexes et petites manies, glorifie nos élans de liberté et shoot dans nos culpabilités. Son enthousiasme et sa bonne humeur sont communicatifs, mis en valeur par ses brisures ou les nôtres qu’elle reflète avec délicatesse et, après une heure de spectacle à avoir bien ri, on ressort de la salle comme d’une séance d’hypnose de bonheur. C’est comme si ses mots touchaient certaines parties de notre cerveau et activaient des boutons de joie. Et pour attraper ce sourire jusqu’aux oreilles c’est le mercredi soir au Théâtre BO de la Porte Saint Martin.

Dominque Rabourdin
Dorothée de Silguy, comédienne de métier, se met au service des films et des émissions des autres, avec sa belle voix grave, sa générosité,  son énergie et son talent. Voulez-vous donner un peu plus de vie à vos films ? Appelez Dorothée. Avec elle, attentive, perfectionniste, les textes les plus sages se mettent à vibrer, les images à exister.
Dans la vie, Dorothée est de celles à qui on ne la fait pas, qui ne baissent pas les bras, qu’on ne force pas à traverser dans les clous, un ilot de résistance, un remède à la mélancolie. En ces temps où tout le monde est triste, elle ne l’est pas. Son sens de l’humour la met « à l’abri de toute contagion ». Il faut dire qu’elle a de qui tenir, puisqu’elle est de la famille de Jacques Vaché, qu’on ne présente plus, mais dont on peut « tout de même » rappeler ce qu’André Breton écrivait sur lui après l’avoir fait figurer dans son Anthologie de l’humour noir : « Par lui, tout était bravé. En la personne de Vaché un principe d’insubordination totale en grand secret minait le monde, désacralisant tout sur son chemin. » Dorothée a bien entendu, compris et retenu ces mots, comme s’ils lui avaient été transmis,  comme elle a entendu ceux de Chaplin, qu’elle ne manque pas de citer : «Le rire est le chemin le plus direct entre deux personnes ».
Ce qui tombe plutôt bien quand on veut, comme elle, s’adresser au public et se servir du rire comme d’une arme. Seule en scène, la belle rouquine se lance dans la bagarre, sans retenue. Ses taches de rousseur, des lunettes de clown, un trèfle à quatre feuilles, une blouse, un tableau et de quoi écrire lui permettent  de devenir l’irrésistible Professeure Tournefolle, celle qui donne des leçons de bonheur. Faire rire, c’est facile, il suffit de dire tout haut ce que les autres n’osent même pas murmurer. « Méfiez-vous ! J’ai l’oreille fine et la main épaisse.  Chez moi, c’est moi qui coupe le bois ! », prévient-elle, avant de s’attaquer bille en tête à tous les moulins à vent du monde, aux empêcheurs de tourner en rond, à ceux qui font obstacle à la liberté, à l’amour, à la vie.
Ses rafales de mots se dressent comme un rempart contre le froid, la morosité, la mauvaise humeur, la tristesse, fusent et font mouche, comme dans un inventaire à la Prévert ou une chanson de Boris Vian, descendent en flammes rien qu’en les désacralisant tout ce que des années de décervelage systématique  et de publicité abrutissante prétendent  donner en exemple de progrès, de modernité et de qualité de vie, le téléphone qui fait presse-purée les voitures suréquipées, les Rolex, les Ferrari, les rasoirs à 5 lames, les poulets de batterie, les salades synthétiques en sachet soudé de supermarché, les chacals, les garagistes, les curés, les moustiques et  les assureurs, sans oublier les porte-malheurs, les religions, les extrémistes et les bonnes sœurs pendant qu’on y est.Avec Tournefolle, le rire devient le petit grain de sable qui se glisse dans l’engrenage pour faire dérailler le train. Le temps d’un éclat de rire, sa leçon de bonheur prend le pouvoir de donner de la joie à ceux qui n’en ont pas, permet, à sa modeste échelle, d’espérer que toute la misère du monde n’est pas une fatalité, et que le mot d’ordre qui a tellement fait rêver, « transformer le monde, changer la vie », n’est pas forcément périmé.


Dorothée de Silguy, Professeure Tournefolle