Acte 2

74 Georgia AvenueSaison 2009 - 2010

 

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Comédie de l'exil sur la scène juive new-yorkaise. A partir de trois pièces courtes du dramaturge américain Murray Schisgal, Le Vieux Juif, Les Marchands ambulants et 74, Georgia Avenue, le metteur en scène Stéphane Valensi s'interroge de façon à la fois ironique et profondément humaine sur l'identité, l'émigration et l'exil, l'oubli, l'abandon et la perte. Martine Silber 



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Stéphane Valensi a lui-même traduit ces trois pièces et en ravive la profondeur sarcastique. Le spectacle bénéficie des talents d'une équipe remarquable : Jean Haas, décor mouvant, Pascal Sautelet, mystérieuse lumière, Ghédalia Tazartès, musique et chansons qui ensoleillent le cœur de la représentation par la voix et la charmante présence de Guilaine Londez, Maggie, personnage « shisgalien » s'il en est, avec ses rêves et sa vulnérabilité, sa dignité, dans les atours de Cidalia Da Costa. On est ému et troublé (Le Vieux juif), on rit franchement (les Marchands ambulants) on est profondément bouleversé et l'on rit aussi (74 Georgia Avenue). Stéphane Valensi, qui joue lui-même dans deux registres est très fin. Il dirige bien ses camarades et a trouvé un rythme excellent. Marc Berman est au meilleur de son talent profond et mobile dans deux rôles qu'il dessine très bien et Paulin F. Fodouop donne au magnifique personnage qu'il incarne sa sincérité et sa grâce. C'est très beau. Armelle Héliot 



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Il faut saluer ce premier travail de mise en scène, mais aussi de traduction du comédien Stéphane Valensi. Valensi fait entendre l'humour juif new-yorkais et la musicalité particulière de ce qui forme l'œuvre de Schisgal, pour qui la vie est un théâtre dans lequel les hommes jouent un rôle avec plus ou moins de bonheur. Ajoutons à cela une scénographie superbe de Jean Haas, la complicité d'un jeu parfait des comédiens, Stéphane Valensi, fragile et sensible, Marc Berman, inventif, Paulin F. Fodouop, étonnant, Guilaine Londez, épatante, pour donner un bel écho au petit monde de Schisgal. Marie-Céline Nivière 



Journal de Saint-Denis
Servi par des comédiens en tout point remarquables, qui délivrent avec subtilité les multiples facettes des personnages, ce spectacle où l'on rit souvent, où l'on sourit beaucoup, où l'émotion affleure en permanence, alterne le burlesque grinçant et la noblesse désespérée de ce qu'on appelle communément l'humour juif. Les décors ingénieux dont les changements sont poétiquement scénarisés, la superbe lumière et la mise en scène de Stéphane Valensi nous montrent l'envers de la médaille du rêve américain, le mirage de la fausse liberté, le temps qui passe, la nostalgie et sa jolie compagne la tendresse. Benoit Lagarrigue

 


74 Georgia Avenue