Acte 2

Dessine moi un pianosaison 2023-2024

extraits de presse 

Mené « allegro ma non serioso », ce récital nous plonge dans l’univers absurde et poétique d’un artiste atypique, audacieux et diablement attachant, qui s’offre l’incroyable liberté d’être toujours sur scène à 74 ans. Pour notre plus grand plaisir. 
Télérama TTT

 

Avec la poésie qui le caractérise et le petit air de folie qui signe sa marque de fabrique, Farré emmène ses spectateurs dans un univers parallèle, pour un moment de « récital très déglingué ».
L'Humanité

 

Un concert déconcertant, burlesque et poétique à la fois, à voir et à entendre prestissimo.
Le Canard enchaîné

 

Jean-Paul Farré a des airs de savant fou. Le comédien musicien virtuose fait le clown avec bonheur en donnant une désopilante leçon de piano non dénuée de poésie. 
Le Figaro

 

Jean-Paul Farré embarque le spectateur dans son délirant, jubilatoire et enthousiasmant périple pianistique semés de gags et détournements burlesques.

Du grand art.
Froggy's Delight


Ne manquez pas surtout pas ce seul-en-scène.
C’est brillant, c’est intelligent, c'est malin, c’est hilarant, c’est poétique.
C’est Jean-Paul Farré !
De la cour au jardin

Un spectacle aux charmes fous d'une poésie d'enfance dite par un clown majestueux.
Des vagues déferlantes de rire intelligent, en verbe et en musique. Un artiste de grand talent.
Un moment magique, courez-y !
Spectatif

 

Un spectacle jubilatoire et très inventif. On s’y amuse de bout en bout. A voir absolument !
Sudart - Culture

 

Cet homme a la fraîcheur furieuse de la fantaisie qui saisit et qui charme. Voici une performance réjouissante, à l’enfance crissante, captivante. On y rit, on y sourit. C’est à la fois délicieux de burlesque et si touchant.

Mag Centre



curieux concert burlesque imaginé, partitionné et interprété par
Jean-Paul Farré

mise en scène
Stéphane Cottin

costumes Chouchane Abello-Tcherpachian
lumière et vidéo Léonard

production François Volard - Acte 2


Synopsis... Résumé... Argument... Schéma... Topo... Pitch !


C’est l’histoire d’un pianiste qui prépare, entretient et astique le piano pour le concert du maestro...

C’est aussi l’histoire d’un pianiste qui découvre que les 88 touches du clavier ont disparu...

C’est encore l’histoire d’un pianiste qui s’aperçoit que son instrument de travail est sur écoute...

Et si c’était l’histoire d’un artiste qui interprète de trois différentes manières le début d’un spectacle et enchaîne directement sur la fin de la représentation... car dans un seul en scène, comme dans une pièce de théâtre, l’important c’est le début pour capter le public et la fin pour capter ses applaudissements... le milieu on s’en arrange toujours.

Dans le cadre de ce récital trés déglingué, hors des normes musicales, dans un fatras de partitions, il y a l’intervention d’un tourneur de pages, métier en voie de disparition dont la devise est : « Il faut qu’une page soit ouverte ou tournée ! » N’oublions pas qu’un tourneur de pages, c’est quelqu’un qui sait lire la musique mais ne sait pas la jouer...

Jean-Paul Farré


Galerie photos

Télérama TTT
C’est une drôle de leçon de piano que nous offre Jean-Paul Farré, car chez lui le virtuose cohabite avec le fantaisiste. Enchaînant mélodies et calembours, gags visuels et frasques musicales, il raconte l’histoire singulière d’un pianiste qui, son Bach en poche, fut tour à tour blanchisseur de touches, déménageur de pupitre, testeur de tabouret, tourneur de pages, puis chauffeur de piano. Sur scène désormais, il interprète plusieurs manières de commencer un spectacle mais, ne sachant pas choisir, passe directement au final, dans lequel, échoué sur une île déserte, il pêche à la note sans avoir aucune touche. Mené « allegro ma non serioso », ce récital nous plonge dans l’univers absurde et poétique d’un artiste atypique, audacieux et diablement attachant, qui s’offre l’incroyable liberté d’être toujours sur scène à 74 ans.
Pour notre plus grand plaisir.


Le Figaro

Yeux ronds comme des billes, cheveux indomptés, en costume queue-de-pie, Jean-Paul Farré a des airs de savant fou. Il est en réalité un pianiste lambda chargé de préparer le précieux instrument pour le « Maestro ». Les saynètes burlesques ponctuent des cascades surprenantes. Le comédien musicien virtuose fait le clown avec bonheur en donnant une désopilante leçon de piano non dénuée de poésie. Il y a du Devos, du Chaplin et du Jacques Tati. On apprend des choses en quelques notes par petites touches.
Jean-Paul Farré emballe le public.


L'Humanité

Jean-Paul Farré raconte des aventures autour de son instrument fétiche. Histoire den rire.

Une immense partition facétieuse saffiche, projetée, sur les murs de la scène. Et parfois les notes glissent, fondent, dansentLa mise en scène de Stéphane Cottin est légère, à limage de ces portées gentiment chahutées. Sur la scène, un piano. Et derrière linstrument, un spécialiste, le comédien Jean-Paul Farré.

Lequel est déjà à l’œuvre quand le public sinstalle. Comme en répétition. En place pour interpréter, dit-il, ce rôle ingrat de « chauffeur de piano », comme dautres sont « chauffeurs de salles », pour mettre le public en condition avant lentrée en scène de la vedette.

Une farce qui est bien dans les cordes de Jean-Paul Farré, né en 1948 à Paris rue du Théâtre. Cela ne sinvente pas. Avec humour, il présente plusieurs métiers liés au piano, comme celui daccordeur, ou encore de « tourneur de pages, quelquun qui sait lire la musique mais ne sait pas la jouer ».

C’est drôle mais pas méchant. Une première version de ce « solo » intitulé « Dessine-moi un piano » a été présentée dans le Off d’Avignon. Il le reprend cet automne à Paris. Avec la poésie qu’il le caractérise, et le petit air de folie qui signe sa marque de fabrique. Ainsi, Farré, emmène-t-il ses spectateurs dans un univers parallèle. Pour un moment de « récital très déglingué ».


Le Canard enchainé

Quand les spectateurs s’installent, sur la scène, un musicien - veste queue-de-pie, chevelure en folie, regard halluciné - est déjà au piano. On pourrait penser qu’il s’agit d’un concertiste inspiré. Pourtant, cet artiste volubile confie être « astiqueur de piano, blanchisseur de touches, accordeur, remplacer de pédales au pied levé, tourneur de pages forcené, testeur de tabouret », en fait chargé de chauffer l’instrument pour le maestro. Mais le piano choyé se rebiffe : notes escamotées, croches qui décrochent, portées emportées, clavier envolé. Grand moment : juché sur son instrument, Farré tente de ferrer les touches disparues. « Dessine-moi un piano » un concert déconcertant, burlesque et poétique à la fois, à voir et à entendre prestissimo.


Froggy's Delight

Seul en scène conçu et interprété par Jean-Paul Farré dans une mise en scène de Stéphane Cottin.

La carrière du comédien, chanteur et musicien Jean-Paul Farré est émaillée de seuls en scène inscrits dans sa saga "Fresque et frasques musicales" faisant la part belle à la musique et à son instrument, le piano, érigé en fidèle compagnon de jeu.

Ressortant au genre théâtro-musical, ces solos qu'il qualifie de "spectacles en solitaire" revêtent la forme de fantaisie polymorphe simultanément pour son caractère humoristico- comique, sa structure en miscellanées et sa composition harmonique variée.

Intitulé "Dessine-moi un piano" en référence assumée avec la poétique du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry, son dernier opus en date "arrangé, partitionné et interprété" par lui-même se déploie comme la divagation musicale d'un olibrius qui se présente comme un chauffeur de piano et tourneur de pages, un fou de piano et un rêveur ému à la simple vue d'une touche qu'elle soit noire ou blanche.

A la mise en scène, Stéphane Cottin accompagne avec sagacité la performance de l'artiste sans doute en canalisant les ébouriffants délires enchantés, au demeurant non exempts d'émotions, de son double, un clown, non celui à nez rouge du cirque d'antan mais un clown lunaire voire celui imaginaire qui tutoie les étoiles.

Et, dans un univers scénique de lutrins et de partitions, dont l'amusante animée projetée en fond de scène, en tenue de concertiste, auréole de moussus cheveux blancs au vent, verbe fécond et en adresse au public, Jean-Paul Farré embarque le spectateur dans son délirant, jubilatoire et enthousiasmant périple pianistique semés de gags et détournements burlesques.

Du grand art.


Arts Chipels

Entre théâtre et musique, le seul-en-scène de Jean-Paul Farré oscille avec bonheur entre digressions pianistiques et poésie musicale.

À lentrée dans la salle, il est déjà au piano, enchaînant des bouts de mélodie dont il rejette les partitions au sol. Il lève la tête. « Je ne savais pas que le public était déjà là. » Il sexcuse. Il nest que le « chauffeur » du piano, celui qui en réchauffe les touches en jouant avant que linterprète ne sen empare. Nous voici plongés au cœur du jeu sur les mots et des jeux de mots quil va poursuivre tout au long du spectacle. Et le voici lancé sur les doubles sens qui dégringolent en cascade à coups de références. Car il ne lui suffit pas de réussir son Bach ou de sintéresser à des portées qui nappartiennent pourtant pas à la danse, il compare le jeu de linterprète aux doigts courant sur le clavier au labeur incessant de Sisyphe « toujours en bas, toujours en haut » ou philosophe sur la partition sur lair connu d’« Il faut quune page soit ouverte ou tournée ».

Des objets doués de vie

Les objets sur acène jouent leur propre partition. Les notes, sur la partition projetée sur le fond de scène sont douées de vie. Elles se font la malle, senvolent ou se diluent dans laverse qui tombe. Le téléphone laisse un message de Godot, la croche accroche et miaule avant de ronronner. Quant au clavier, souci premier de notre chauffeur ex-astiqueur et blanchisseur de touches ce qui est compliqué avec les touches noires il sort de son cadre pour devenir le héros de lhistoire, occuper le premier rôle.

Soyons cocasses

On l’aura compris, l’humour et la cocasserie sont au rendez-vous de ce spectacle où les partitions parlent, où l’oreille de Van Gogh et celle de Beethoven manquent, bien sûr, à l’appel et où, lorsqu’on pêche avec un bouchon, on n’a aucune touche. La Lettre à Élise dialogue sur le clavier avec la musique classique ou le ragtime tandis que le clavier SPF (« sans piano fixe ») fait l’objet d’un démontage savoureux. Et pour simplifier la tâche explicative du clown blanc au clavier, qui bien sûr est en noir, les dièses se prennent pour des bémols et vice-versa.

Jean-Paul Farré a fait de la musique la matière de nombreux one-man-show. Dans Dessine-moi un piano, récital déglingué, le piano sur la touche, il récidive une fois de plus avec bonheur – le nôtre. Il virevolte, enfile les jeux de mots comme perles d’un chapelet dont les perles s’évadent sitôt enfilées et file les métaphores qu’on saisit au vol dans l’envolée des notes. Il donne le la à notre être-là.

Sur un air de la-do-ré…


Chantiers de culture

Jean-Paul Farré propose Dessine-moi un piano. Un spectacle où le comédien se joue des touches noires et blanches dans un concert en solo. Une performance artistique où l’humour et la virtuosité font bonne note.

Lauréat du Molière musical en 2010 pour Les douze travaux d’Hercule, Jean-Paul Farré fait à nouveau son cirque sur la scène du Studio Hébertot, sans nez rouge mais avec sa jaquette de concertiste. Sautant de touches blanches en touches noires, dans un spectacle haut en couleurs mais tout aussi déjanté, Dessine-moi un piano… En fond de scène, une immense portée de notes animées où croches et double-croches se décrochent à volonté, un bel instrument à queue faisant office de partenaire à celui qui se présente comme chauffeur de piano, voire tourneur de pages, blanchisseur de touches ou accordeur de tabouret au service de la prétendue vedette qui ne saurait tarder à faire son entrée ! Dans l’attente, tignasse blanche au vent, le concertiste improvisé enchaîne alors dérapages musicaux et verbaux avec un aplomb superbement orchestré sans baguette ni trompette !

L’homme en jaquette ne se refuse rien, pour notre plus grand bonheur, osant escalader son instrument pour mieux l’astiquer et briller en sa compagnie, jouer d’un gros ballon rond à l’image de Chaplin dans Le dictateurou brandir un chapelet de touches défuntes à la main… Farré est de cette trempe de comédiens qui ne reculent devant aucune incongruité pour surprendre leur public, allant jusqu’à tourner en trottinette autour de son engin de torture, risquant un malencontreux tête à queue. Tout à la fois clown et musicien virtuose, il use d’un talent certain pour masquer son jeu et apparaître comme le fada de l’orchestre. Un spectacle à la tonalité foncièrement poétique et surréaliste, qui enrichit d’une bien belle note la partition de Saint-Exupéry. Entre facétie et folie, un « curieux concert burlesque » selon l’appellation officielle, un récital aussi allumé que son interprète où l’on se demande, avec force humour, si la musique adoucit vraiment les mœurs !

SNES

Cest lhistoire dun pianiste qui prépare le piano du maestro, il le bichonne, lastique. Mais ceci nest quune première version. Pour la seconde, il va frapper les trois coups comme aucun showman ne la jamais fait en faisant exploser des sacs en papier. Pour la troisième version il explorera tous les métiers possibles au service de ce piano, blanchisseur de touches, testeur de tabouret, accordeur, tourneur de pages, chauffeur de piano. Plus tard il rajoute un clavier ou découvre que les touches du piano ont disparu. Que daventures pour un pianiste !

Depuis les années 1970, à côté de ses interventions en tant quacteur au service de pièces écrites par dautres, Jean-Paul Farré nous a habitués à ses spectacles en solitaire qui lui ont valu le Molière du théâtre musical en 2010. Cest lui qui nous propose ce récital aussi déglingué que foldingue. Des situations burlesques, un texte prétexte à tous les jeux de mots et jeux sur les mots, tout est délicieusement loufoque. La mise en scène de Stéphane Cottin se met à lunisson de lAuguste qui occupe la scène : un décor en noir et blanc de partitions où les notes se mettent à dégouliner quand démarre lorage. Quant au pianiste il saute dun bloc de touches au sol à lautre comme sur les pierres dun gué, quand il ne se met pas à nager sur son piano ou ne se convertit pas à la pêche ! Comme dans un seul en scène limportant cest le début pour accrocher le spectateur, que le milieu nest pas très important, alors autant aller directement à la fin !

Avec sa couronne de cheveux blancs en désordre et sa queue de pie, Jean-Paul Farré joue du piano, fort bien dailleurs. L’œil rieur, lair moqueur, il évoque le calvaire du piano martyrisé par les enfants dont les parents croient au génie, il ouvre des yeux comme des billes devant ce piano aux touches disparues, il soulève ses cheveux pour se lancer dans une interprétation où on ne sait plus sil sagit dun concerto pour la main gauche et si on peut faire passer sa main droite pour une gauche ou linverse.
Un clown qui demande « dessine-moi un piano, je l’apprivoiserai » et qui y réussit fort bien.

 

De la cour au jardin

Qui va piano va Studio Hébertot !
Enfin ! Il est de retour derrière le clavier de son piano, Jean-Paul Farré !
Celui que j’ai déjà vu se faire cuire un œuf sur un réchaud de camping tout en interprétant différentes œuvres pour l’instrument aux touches noires et blanches, celui que j’ai déjà surpris sous un chapiteau de cirque suspendu en l’air et se balançant avec le susdit instrument, celui-là vient d’ajouter un nouvel opus à son importante œuvre pianistico-humoristico-clowno-poétique.
Jean-Paul Farré, ou le piano dans tous ses états.
Fa-ré. Deux notes. Prédestination ?
Il nous attend sur le plateau de la salle, assis devant un quart de queue Yamaha, en interprétant plusieurs ballades de sa composition.
Appliqué, concentré, avec derrière lui une gigantesque partition comportant un nombre impressionnant de notes en tous genres et autres symboles musicaux.
Et puis soudain, il se tourne vers nous, de façon très brusque, avec un regard de stupéfaction, les yeux comme des billes.
Le concertiste vient de s’apercevoir que nous étions là, nous autres spectateurs.
Concertiste ? Vraiment ?
Que non pas !
Devant nous, c’est un tout autre personnage qui se présente : lui est coach pour piano.
Un type qui prépare, entretient, astique le piano pour le maestro qui donnera le concert à venir.
Un homme qui sait tourner les pages de la partition (le métier est en voie de disparition, nous apprendra-t-il).

Un musicien qui nous révèlera que son instrument est sur écoute, qui pêchera pour avoir des touches, et qui nous dira son ravissement d’avoir pu acheter des claviers en promo.
Durant cette heure un quart de spectacle, nous allons suivre les tribulations de ce petit homme aux cheveux blancs ébouriffés comme il se doit, dans une subtile succession de tableaux drôles, très drôles même, poétiques, parfois surréalistes.
Mis en scène par Stéphane Cottin, M.Farré ne va pas ménager sa peine.
C’est un Auguste, que nous avons devant nous, avec « un clown blanc qui est noir », nous fera-t-il remarquer.
Oui, le rapport à la piste circulaire est toujours là.
Le clown-Farré qui délimite son espace de jeu en faisant des tours de trottinette ou en entourant son piano de morceaux de claviers défunts pour exécuter ses gags.
Nous sommes vraiment dans l’univers clownesque.

Un univers dans lequel la logique est poussée dans ses derniers retranchements : on astique un piano, alors forcément, pour ce faire, on.... (vous n'en saurez pas plus...)
Nous sommes donc également comme toujours chez les grands clowns, dans le monde de l’enfance, ce monde dans lequel la phrase « On dirait qu’on serait un-tel, et on dirait qu’on ferait ceci ou cela…. » cette phrase a tellement d’importance.
Un monde où tout peut arriver, tout est possible et dans lequel les limites que l’on respecte sont celles que l’on veut bien s’imposer.
Une nouvelle fois, le seul-en-scène (pardon.. le spectacle en solitaire) de Jean-Paul Farré relève de cette dimension-là.
D’autre part, qui dit clown dit rapport particulier aux objets.
Ici, le personnage va utiliser encore et toujours quantité d’objets qui n’ont rien à voir avec l’univers du piano.
Comme notamment dans cette remarquable séquence avec un gros ballon de fitness.
Comment faire intervenir dans le spectacle un objet dont la grosseur et l’incongruité va déclencher nos rires.
Cette grosse boule blanche donne l’un des magnifiques moments de poésie surréaliste du spectacle. Je vous laisse évidemment découvrir la scène par vous-mêmes.
On ne peut pas s’empêcher de rapprocher cette scène avec celle du film Le dictateur, dans lequel Chaplin-Hynkel jongle avec un gigantesque globe.
Autre grand moment de poésie, celui dans lequel le pianiste se retourne vers sa gigantesque partition et va interagir avec elle.
Ce spectacle comporte en effet de très belles et très réussies projections video, qui permettent au comédien-musicien de « dialoguer » avec ses notes, une croche en particulier, d’empoigner les portées et de se saisir physiquement de la notation musicale.
L’effet est très beau, et confère là encore une dimension toute poétique.
De nombreux, très nombreux autres accessoires feront fonctionner nos zygomatiques.
Une fois le rideau tiré, ce spectacle est de ceux où le régisseur plateau et le comédien mettent beaucoup de temps à tout ranger !
Ne manquez pas surtout pas ce seul-en-scène.
C’est brillant, c’est intelligent, c'est malin, c’est hilarant, c’est poétique.
C’est Jean-Paul Farré !

 

Je n'ai qu'une vie

Un superbe bijou à voir absolument, Jean-Paul Farré joue avec les mots et son piano, son plaisir se transmet au public, enthousiaste de retrouver son âme de bambin émerveillé

Ne lisez pas ma chronique, prenez un billet, allez voir Dessine-moi un Piano de Jean-Paul Farré au Studio Hébertot, c’est un bijou, un spectacle rare, à voir absolument.

Vous voulez en savoir un peu plus ?

Sur la scène, pendant que le public s’installe, Jean-Paul Farré est assis à son piano, il joue. On aperçoit un piano miniature, posé sur le couvercle. Trois pupitres, une valise, trois sacs pleins d’on ne sait quoi. Un grande toile en arrondi, sur laquelle est projetée une partition. Ah mais excusez-moi, je ne savais pas que le public était déjà là. Je ramasse mes partitions et je m’éclipse...

Jean-Paul Farré est à cet instant Chauffeur de Piano. Vous ne connaissez pas cette profession ? C’est que Piano, c’est un vrai métier, qu’il faut pratiquer au moins six heures par jour pour être prêt quand l’artiste viendra apporter son interprétation. On devient Chauffeur de Piano après avoir avoir exercé d’autres professions, comme le Piano qui est là a eu une vie, avant. Jean-Paul Farré nous les raconte, et chacune fait sourire, rire, le spectateur.

Il prend le prétexte de roder son nouveau spectacle, en artiste éprouvé qui l’essentiel, c’est le début, pour capter l’attention, la fin, pour déclencher les applaudissements, et que pour le milieu, avec du métier, on s’arrange. On y croisera une petite note en colère, une partition inachevée, le rover du Prisonnier, Musset, Saint Exupéry, un clavier SPF, un pêcheur de quarpe...

Jean-Paul Farré joue avec son piano, joue avec les mots. Le spectacle est fin, beau, intelligent. Chaque séquence nous emporte dans un pan de son imagination, elle a sa logique, celle de son nonsense, sa cohérence, celle de son univers. Il est seul sur scène, avec son piano, ses partitions, ses accessoires, la bande son et la vidéo lui donnent la réplique juste ce qu’il faut.


Spectatif

Quel plaisir mais quel plaisir que ce bain musical et burlesque ! Cette folie talentueuse, cette générosité pleine de joie ! « C’est l’histoire d’un pianiste qui prépare, entretient et astique le piano pour le concert du maestro... C’est aussi l’histoire d’un pianiste qui découvre que les 88 touches du clavier ont disparu... C’est encore l’histoire d’un pianiste qui s’aperçoit que son instrument de travail est porté sur la boisson... Et si c’était l’histoire d’un artiste qui interprète de trois différentes manières le début d’un spectacle et enchaîne directement sur la fin de la représentation ?... » Jean-Paul Farré n’est pas que musicien, conteur, clown, comédien (excellent au demeurant) et auteur. Non, ce n’est que ça Jean-Paul Farré. C’est tout ça à la fois mais c’est surtout un fou furieux artistique, un empêcheur de vie morne, un éviteur de moments fades, un bousculeur de normes, un revanchard des heures perdues. Il faut absolument se laisser prendre au piège de ce spectacle jouissif, se laisser aller aux rires et aux sourires, se faire surprendre chaque fois où on ne s’y attend pas. Lâcher prise enfin, encore et encore. Que c’est bon ! Une ambiance particulière que les fidèles de ses « spectacles en solitaire » comiques reconnaîtront. Une ambiance complice et chaleureuse alliée à un fichu beau talent. Là où la vis comica se fait tour à tour fourbe et poétique, Jean-Paul Farré n’est jamais loin. Le spectacle est ficelé façon gags et saillies. Tout tourneboule et ricoche. L’écriture n’est pas oubliée dans ce spectacle, ô que non ! Elle se fait brillante et équilibrée. Le propos est bien pesé. Les notes explosent, glissent ou s'envolent. Les mots les accompagnent avec science et subtilité. Il y a comme une déclaration d'amour au Piano dans cette partition dite et ce récit musical. L’ensemble est réglé au cordeau par la mise en scène de Stéphane Cottin qui donne au spectacle un rythme « allegro non serioso ». Une mise en place qui accompagne avec précision le ou les personnages dans ce délire déglingué et roublard. Une volonté évidente de furie drôle, tendre et merveilleuse traverse tout le long. Un spectacle aux charmes fous d'une poésie d'enfance dite par un clown majestueux. Des vagues déferlantes de rire intelligent, en verbe et en musique. Un artiste de grand talent. Un moment magique, courez-y !

Sudart-Culture

Un spectacle jubilatoire et très inventif de et avec Jean-Paul Farré qui a imaginé ce concert burlesque. Sur un grand écran en fond de scène, une partition d’où les notes vont descendre où quelque fois s’échapper, en ouverture, il y en aura quatre versions différentes, J.P Farré « chauffe le piano » il l’entretient en prévision du concert du maestro, nous raconte la vie de ce piano de sa petit enfance, de « piano prodige » jusqu’à sa vie d’adulte dans un conservatoire de banlieue et à son ascension sociale en tant qu’instrument de concert de prestige. Un formidable seul en scène, un récital de bric et de broc où l’imagination vagabonde allègrement, où compte surtout le début, pour capter l’attention du public et la fin, pour les applaudissements, comme le dit J.P Farré le milieu on s’en arrange toujours. On s’y amuse de bout en bout comme J.P Farré alerte sur sa trottinette, revenant le frac déchiré, mais encore plus dynamique que jamais. BRAVO A voir absolument pour public adulte et grands ados.

Syma news

S’il te plaît, Jean-Paul Farré, dessine-moi un piano

S’il te plaît, Jean-Paul Farré, dessine-moi un piano

Auteur, acteur et musicien, Jean-Paul Farré a maintes fois été Molièrisé pour ses prouesses théâtrales. Ceux qui aiment le cinéma, on a également pu le voir dans des films cultes de Bertrand Tavernier, Gérard Oury ou dans linoubliable « Sous-doués en vacances » de Claude Zidi où il interprétait le rôle dun scientifique un peu foldingue.

Du haut de ses 74 ans, cet artiste fantasque demeure toujours fidèle aux planches et possède une pêche étonnante ! Il le prouve avec un nouveau spectacle musical où il met allègrement le piano à lhonneur.

Un clown musicien attendrissant

Seul sur scène avec ce bel instrument, il en fait son partenaire et le décortique de Do à Si en mode totalement burlesque : entre un début de sonate et une lettre à Élise, on le voit prendre ses aises, sautiller, étaler ses trois pupitres, puis il se lance dans un soliloque musical nous parlant des accordeurs de pianos, des tourneurs de pages et autres « chauffeurs » de touches.

Véritable clown musicien, il transforme la scène en capharnaüm, déballe ses jumelles, fait rouler son énorme ballon, sonne sa cloche en maître de chapelle et chevauche même une trottinette pour faire le tour du plateau !

Assorti aux couleurs de son clavier, Jean-Paul Farré parade en queue-de-pie noire & papillon blanc et parvient tel un maestro abracadabrant à faire ronronner les notes et miauler les croches !

L’œil un peu fou et la mèche rebelle, il a dailleurs toujours le mot pour rire et nhésite pas à sesclaffer comme un chat de cartoon entre deux mélodies pianistiques.

Une mise en scène pleine de poésie 

Le petit bémol de ce spectacle est quon aimerait lentendre jouer davantage et même si parfois on ne comprend pas trop où il veut nous mener avec tout son bric-à-brac, on le suit de bon cœur car il a une belle énergie et une poésie surprenante magnifiquement soulignée par la mise en scène de Stéphane Cottin

Grâce à lingéniosité de ce créateur visuel (qui avait également mis en scène « La dame céleste te le diable délicat, les murs du Studio Hébertot se transforment en une splendide partition où les notes parlent, se dandinent et deviennent interactives.

Pas de doute : avec ce récital théâtral mené allegretto, Jeau-Paul Farré a de quoi séduire les parents autant que leurs enfants.

Merci Maestro !


Mag Centre

Cet homme a la fraîcheur furieuse de la fantaisie qui saisit et qui charme. Dans son nouveau seul en scène, « Dessine-moi un piano », nouvelle création de l’artiste, mélomane et musicien, spectacle accueilli avec bonheur par le CADO, Centre National de Création Orléans Loiret, Jean-Paul Farré enchante. A la salle Vitez du Théâtre d’Orléans, voici un étourdissant concert burlesque donné dans une mise en scène de Stéphane Cottin. C’est magique, réjouissant et touchant.

Verve fine et performance

Ce vendredi, lors de la première donnée devant une salle comble et sur le plateau articulé par une délicieuse scénographie, Jean-Paul Farré se déclare, avec une fine verve, astiqueur de piano, blanchisseur de touches, remplaceur de pédale au pied levé, tourneur de pages forcené … Mais ce savant valseur se met au clavier, entre même dans la peau du piano, cet être qui l’a accompagné toute sa vie et qu’il prépare, depuis des lustres, nous dit-il, en bon chauffeur énergique et sensible. L’essentiel est ainsi que cette machine à l’intelligence non artificielle se présente en parfait état pour le récital d’un maestro vibrionnant ou pour ces élèves qu’admirent inexorablement leurs parents.

Tendre chahut et récital en doux majeur

“Je suis l’Auguste, lui le clown blanc sauf qu’il est noir” glisse-t-il malicieusement pour parler de cet instrument sur écoute. La note perdue, la minute de silence, l’accord final, cette signature du compositeur déclare-t-il avec une ébouriffante admiration, sont quelques-unes des évocations de ce florilège théâtral et musical où le bon mot n’est jamais gratuit mais toujours bouleversé, bousculé, chahuté par le jeu de feu et de tendresse de l’acteur. Avec cet entre-soi de présences, ce bel acteur, fanfaron de sens, nous fait amoureusement cingler vers les univers de Pierre Etaix, Charlie Chaplin, Buster Keaton, Maurice Baquet. Mais surtout vers ceux de Jean-Paul Farré lui-même, cette belle présence à la chevelure de voie lactée et à la pupille tumultueuse d’un titi parisien saisi par l’objectif de Marcel Doisneau.

Sur le tempo d’une performance effrénée

Avec « Dessine-moi un piano » place à la poésie, à la chanson réaliste, à un moment de théâtre effréné et de complicité qui désarçonne. Ici, une fois encore, le comédien et Stéphane Cottin, son metteur en scène, nous invitent à partager un superbe instant en noir et blanc à la fois théâtral et cinématographique. Voici une performance réjouissante, à l’enfance crissante, captivante. On y rit, on y sourit. C’est à la fois délicieux de burlesque et si touchant. Car cet artiste a bel et bien l’art de parler de la vie et de nous offrir, à souffle éperdu, son cœur désaccordé.

SouriScène

Quand on naît à Paris Rue du Théâtre, on pourrait penser que sa ligne de vie est toute tracée n’est-ce pas ? Mais voilà lorsque dans sa rue de naissance, le théâtre a disparu, suivre sa vocation est revenu à inventer son propre théâtre. C’est ce qu’affirme Jean-Paul Farré. Comédien et pianiste de talent, il est devenu un raconteur d’histoires qui suit des chemins atypiques où se mêlent les mots et la musique.

Son dernier spectacle “Dessine-moi un piano” est un "one man show", oh ! pardon un “spectacle en solitaire” où il nous embarque dans un fatras de partitions et de récits à dormir debout sur la scène du Studio Hébertot à Paris.  

Piano ? Maestro ?…

Assis à son piano, il joue et à la fin, il balance sur la scène la page de la partition qu’il vient de terminer. Il s’aperçoit enfin que le public est rentré, il s’excuse et précise qu’en fait, il est là pour préparer et astiquer le piano pour le concert du maestro. Le regard est naïf, la parole forte et dans son smoking de scène sans forme, Jean-Paul Farré nous embarque immédiatement sur ses pas. Il tient à préciser que sa place est secondaire, que la vedette c’est le piano sur la scène : lui est l’Auguste et le piano est “le Clown Blanc…de couleur noire” tient-il a préciser.

Tout le spectacle tient autour de cet instrument étrange auquel il arrive bien des aventures. Ses 88 touches disparaissent, on le met sur écoute, mais c’est aussi l’histoire d’un pianiste qui s’interroge sur les manières de commencer un concert. Quatre versions de l’introduction musicale se succèdent car il est important de capter le public. Le milieu du concert on, s’en arrange toujours. Par contre, la fin avec les applaudissements du public est aussi importante que l’introduction.

Jean-Paul Farré est un musicien inspiré, un poète drôle, inventif, généreux et ce dernier spectacle n’échappe pas à cette règle. Avec la même naïveté que celle du Petit Prince, il s’interroge sur cet instrument qui s’appelle piano, bizarre et mystérieux, composé de touches, de cordes et de boîtes. Et ce questionnement le ramène encore et toujours à la musique.

…ou histoire de l’artiste ?

Avec un humour qui ne se dément pas du début à la fin du spectacle, le pianiste devient pédagogue pour nous présenter ces personnes de l’ombre : l’accordeur ou celui qui nettoie l’instrument qui permettront à la musique de s’envoler lors du concert du maestro. Farré évoque même un métier en voie de disparition : celui du tourneur de pages “qui sait lire la musique, mais ne sait pas la jouer”, toujours très important cependant car il faut qu’une “page de partition soit ouverte ou tournée” !

Vidéaste et metteur en scène, Stéphane Cottin accompagne le spectacle en inventant une scénographie pleine d’un humour qui met en valeur la drôlerie et la poésie du texte. Sur un écran, les notes des partitions elles aussi s’expriment et parfois protestent : elles dégringolent des portées, “miaulent” quand elles ne sont pas contentes et veulent participer au spectacle. Elles se transforment en pluie ou en bulles de savon pour exprimer l’émotion ou la légèreté de la musique.

Ce récital déglingué et hors des normes se termine dans un fatras de partitions, de bouchons et de claviers en pièces qui ont envahi le plateau. Le pianiste ne sait plus où il en est, mais le piano trône toujours au centre de la scène. Ouf ! La musique est toujours là !

Le Coryfée

Si La Fontaine avait vécu à notre époque, il aurait peut-être écrit une fable s’intitulant : « Le Farré et le piano » tant l’acteur-auteur Jean-Paul Farré affectionne particulièrement cet instrument qui l’accompagne tout le long de sa carrière et en particulier dans ses « spectacles en solitaire » : Trois Pianos et un cactus, Les Contes pour Pianos ou encore Les Douze Pianos d’Hercule qui reçut le Molière du Théâtre musical en 2010. Avec Dessine-moi un piano, on pourrait se dire qu’il s’agit de l’histoire d’un accordeur, d’un préparateur de piano qui prépare la bête avant l’entrée du maestro mais on pourrait aussi se dire que c’est l’histoire d’un acteur qui cherche comment composer son spectacle avec un début qui happe le spectateur, un milieu qui ne mérite pas qu’on s’y attarde et une fin soignée pour provoquer les applaudissements. On peut se dire tout ça et y chercher un sens mais la vraie magie d’un spectacle de Jean-Paul Farré c’est d’abord d’ouvrir très grand les portes d’un imaginaire qui lui est propre, sans limites, inattendu et qui va vous envelopper de sa douce folie !

Lorsque les spectateurs entrent dans la salle, le comédien est déjà assis à son piano jouant quelques gammes avant d’interpeler son auditoire et de commencer avec lui un voyage surréaliste au pays du piano levant. D’emblée, on assiste à un tour du magicien Farré. Grâce à son sens du verbe et à sa maîtrise absolue de l’absurde, il donne littéralement vie à son piano ; le piano respire, joue, provoque. Tout en lui va prendre forme : clavier, touches, cordes, partitions. Désormais, il n’y a pas qu’un acteur sur scène mais quasiment deux ! Au-dessus de ce duo impromptu un écran géant numérique affiche une partition immense avec laquelle Farré va interagir de temps à autres. Le La est donné et autant le dire (puisqu’il faut un bon début), Farré n’y va pas pianissimo ! Il frappe fort dès les premières minutes en imprégnant l’air de son inégalable talent burlesque.

En plus de la virtuosité des mots avec lesquels il danse et s’amuse, il nous concocte un feu d’artifice de scènes truculentes où son personnage décalé virevolte, rompt soudainement le rythme, dialogue avec une note de musique frustrée, joue du ballon au clavier bref se permet tout ; brisant ainsi l’éventuelle linéarité qu’une histoire supposée pourrait engendrer. Il est fou ce Farré, farfelu, furieusement burlesque, délicieusement fantasque ! Il a cet incroyable don de surprendre à chaque seconde le spectateur, de le mener par sa baguette poétique dans les profondeurs de son monde, un monde unique. Servi par une mise en scène enlevée de Stéphane Cottin et de belles lumières, Farré sait exceller.

Précipitez-vous aux dernières de ce bijou « fantastico-pianistique » tout simplement parce qu’il y en a pas beaucoup des comme lui, de grands acteurs du burlesque dignes d’un Chaplin, d’un Keaton ; dans la lignée d’un Philippe Avron jouant avec la musculature du langage et la suave légèreté du corps. En fait il n’y en a qu’un des comme lui et il s’appelle : Jean-Paul Farré.


Le Monde libertaire

Je navais pas entendu dire que Jean Paul FARRE était un poète et pourtant cen est un. Est-ce à dire que la poésie a mauvaise presse et quon nose même pas prononcer son nom ! Ah sil avait pu accoucher dun piano cet animal-là, il leut fait. Cest un personnage et un personnage a tous les droits. Souvenons-nous de Rabelais que diable !

Est-ce le piano qui est en train de rêver Jean-Paul Farré ou inversement est-ce comédien qualifié de burlesque qui chevauche cet instrument épique dans ses rêves ?

Limagination de Farré ne doit pas avoir de bornes. Il nous rappelle Raymond Devos parlant à son chien. Avec Farré on la bien compris, le piano il a une âme. En tout cas cest ce quil veut exprimer dans ce spectacle avec du rêve par-dessus la tête sans rechigner à quelques emprunts. Comment ne pas penser à Charlot lorsque ce comique dun coup de tête joue avec la grosse sphère effleurant son sacré piano. Et le piano devenu radeau au milieu des vagues ! Oui, on a déjà vu cà. Mais on adore parce que linterprète est inimitable et quil est visiblement fasciné par cet organe musical dont il sait tire le meilleur. Farré ne loublions pas est un talentueux pianiste.

Il y a cette séquence fabuleuse qui est en soi un formidable dessin animé : en fond de scène, limage vidéo dune partition trône avec ses portées, ces do, fa, mi etc… et ça bouge et lon voit Farré se hisser comme aimanté par ladite partition, cueillir une portée telle une grappe de raisin.

Lhomme fait de la luge avec sa trottinette. Une certaine ivresse gagne la scène. Le metteur en scène réussit avec doigté à visualiser les fantasmes du phénomène.

Mais ce qui touche profondément, cest l’élégance de la rêverie et cette belle pensée adressée au public « Dessine-moi un piano ».

C est ainsi quune chose quelle soit piano, chaise, maison, que sais-je, acquiert une âme, en passant par la main dun peintre, dun pianiste bien sûr et limagination dun rêveur impénitent tel que Jean-Paul Farré !

 


au Studio Hébertot
du 29 septembre au 12 novembre
les jeudis vendredis et samedis à 19h00
Dessine moi un piano