Acte 2

Charles Gonzalès devient... Camille ClaudelSaison 2009 - 2010

 

Charles Gonzalès retrace à travers ce spectacle le véritable itinéraire de Camille Claudel depuis le début de sa rencontre destructrice avec Rodin jusqu'à la fin de sa vie, enfermée dans une maison d'aliénés, pendant plus de trente ans.

Au-delà du sujet, dramatique, théâtral, la singularité de ce spectacle s’affirme dans le choix d’un homme pour incarner Camille Claudel.

Il ne s’agit pas de travestir; ici, comme au Théâtre Japonais, la femme transparaît au travers de l’acteur. Cette distanciation nous donne immédiatement accès au plus intime de ce personnage brisé.

 



d'après les lettres de Camille Claudel

 

Conception, réalisation et interprétation : Charles Gonzalès

Création lumières : Mohamed Maaratié

Technique : Joachim Defgnée

Costumes : Ateliers de l'imprimerie


Sa liaison avec Rodin, ses combats pour s'affirmer en tant qu'artiste de son temps, ses rapports avec son frère Paul Claudel et son conflit permanent avec sa mère font de cette femme exceptionnelle, Camille Claudel, une artiste sacrifiée sur l'autel de l'injustice. L'histoire d'une descente aux enfers.

Il s'agit du premier volet de la trilogie Charles Gonzalès devient… Camille Claudel, Thérèse d'Avila et Sarah Kane.

D'après les lettres de Camille Claudel (Camille Claudel, Correspondance, Ed. A. Rivière et B. Gaudichon, Gallimard, Art et Artistes, mars 2003).


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une femme âgée, fripée, vêtue de haillons, pénètre dans l’ombre du plateau. Folle échappée de la Salpêtrière ? Sorcière ? Gorgone aux cheveux de serpents ? Son visage d’homme, raviné, répugne d’emblée. C’est le visage de l’effroi que Charles Gonzalès prête au calvaire et à la déchéance de Camille Claudel, comme il lui prête voix et corps, corps et âme. Voix douce alternant avec voix de basse, il dit les lettres que l’artiste maudite adressa à Rodin, à son frère Paul, à sa « petite maman d’amour », qui la laissèrent pourrir plus de quarante ans à l’asile. Tendresse, supplications, colère, désespoir… tout cela nous atteint de plein fouet, la face repoussante du malheur que frôle le comédien dans une performance à haut risque bouleverse et éblouit.
Laurence Liban

 

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« Charles Gonzalès interprète en finesse les lettres envoyées et reçues par Camille Claudel, de l'atelier à l'asile. L'acteur Charles Gonzalès a extrait de tout cela une heure et dix-sept minutes d'un solo de théâtre en forme de miracle, cadeau bouleversant où il n'est plus question ni d'homme, ni de femme…» 
Mathilde La Bardonnie

 

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« Sans complaisance, Charles Gonzalès montre la métamorphose au travail. Et le monologue achève de fasciner lorsqu'on entend au plus intime la langue de Camille, si proche de celle de Paul : même âpre violence terrienne, même sensualité dans le rythme.» 
Fabienne Pascaud

 

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« Un spectacle inoubliable à ne surtout pas manquer, d'une rare qualité, bouleversant jusqu'aux larmes. On est immédiatement tout entier dans la pensée de Camille Claudel. Charles Gonzalès est fascinant.»
Armelle Héliot

 

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« Par la force de cette interprétation, le cri de Camille nous parvient, bouleversant.»
Annie Chenieux

 

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« Camille, la maîtresse de Rodin, la soeur de Paul, la “folle”, internée, abandonnée, jusqu'à sa mort. Une grande sculptrice. Vêtu d'oripeaux de femmes, Charles Gonzalès nous attire dans l'intimité de Camille, sans pathos, sans cri. Il dit ses lettres d'une voix marquée par la brûlure, illuminée par le souvenir de la joie, l'espoir. Et cela devient un chant, impressionnant de maîtrise et d'abandon.» 
Odile Quirot

 

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le Masque et la Plume

« Ce superbe spectacle a un grand pouvoir d'émotion» 
Gilles Costaz

 

El Pais

« L'acteur français Charles Gonzalès bouleverse l'Espagne avec une Camille Claudel inoubliable… »
Oscar Castro

 



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Charles Gonzales devient Camille Claudel ? Plus encore : il est Camille Claudel ! Car la performance du comédien va bien au-delà de l’interprétation. Il incarne toute la folie, les névroses et le génie de l’artiste. La descente aux enfers de Camille Claudel est jouée d’une façon épatante. Déconcertante même, tant on oublie qu’un homme est en train d’interpréter le rôle d’une femme. Des cheveux longs et sales, quelques haillons sur le dos, des souliers troués et un bandage aux mains … Sans grands artifices, le voilà métamorphosé. Seule sa voix d’homme est conservée. Troublant. Pendant près d’une heure, il s’empare de cette femme physiquement et psychologiquement.

A partir des correspondances de la sculptrice, Charles Gonzales retrace son itinéraire chaotique et complexe depuis sa rencontre avec Rodin et leur relation destructrice jusqu’à la fin de sa vie. Aucun détail de la vie de Camille Claudel n’échappe au comédien. Il plonge dans son délire de persécution, ses relations avec sa mère et son frère et, enfin son internement à l’hospice de Montdevergues, où elle mourra trente ans plus tard, abandonnée de tous.

L’exiguïté de la scène du Petit Théâtre des Mathurins symbolise à la perfection l’enfermement psychologique de Camille Claudel, que se soit dans son atelier du quai Bourbon ou dans sa chambre d’hôpital psychiatrique. La modestie des moyens rend l’atmosphère troublante : par l’ambiance sonore d’abord, composée de musiques inquiétantes, de bruits de ville, de voix d’archives ; par le décor minimaliste ensuite. Peu d’accessoires sur scène. Seule une chaise, posée au milieu de la scène, occupe l’espace.

Premier volet d’une trilogie qui verra l’acteur explorer les destins de Thérèse d’Avila et de la dramaturge Sarah Kane, Charles Gonzalès devient … Camille Claudel a rencontré un vif succès dès sa création en 2003. Rien d’étonnant, tant l’interprétation est exceptionnelle.

Audrey Moulin

 

 


Charles Gonzalès devient... Camille Claudel