Acte2

Le Jour où Nina Simone a cessé de chanter

Du 7 juillet au 1er août 2008
relâche le 20 juillet

Théâtre des Halles à 11h00
rue du Roi René - 84000 Avignon

Présentation du spectacle

Le soir des funérailles de son père, Noun coupe le son des psalmodies du Coran qui accompagnent obligatoirement cette cérémonie. L'acte provoque un grand scandale dans sa famille. Noun décide de s'enfermer à double tour avec son père pour lui dire ce qu'elle a sur le coeur, lui rappeler toutes les leçons de libertés qu'il lui a données.
Noun est libre face à la mort, mais une simple porte la sépare d'un monde hostile.
Au fil des évocations, Noun quitte le paradis perdu de son adolescence, de ses révoltes pour se confronter à la fin à un monde, à une société qui interdit à la femme l'exercice de la parole, du rêve et de la révolte.

Extraits de presse


Le nouvel Observateur

Née en 1968, Darina Al-joundi a grandi dans les ruines et sous les bombes. Fille d'un écrivain syrien en exil et d'une Libanaise chiite, elle est l'enfant sans confession ni communauté, de la guerre civile. Pendant toute son adolescence, elle a vu les femmes et les hommes tomber, les immeubles s'écrouler, les chiens errer avec des fémurs entre les crocs, les chevaux en liberté sauter sur des mines, elle a senti partout l'odeur du sang et de la charogne, et elle n'oubliera jamais le massacre de Sabra : « Ce qui m'a fait le plus peur, ce ne sont pas les morts, mais ce qui se lisait sur le visage des vivants. Je venais d'avoir 14 ans ».
Comédienne et martyre, Darina al-Joundi vit aujourd'hui à Paris. Dans son exil, hantée par les images de la guerre et poursuivie jusque dans son sommeil par le sifflement des balles, elle crie, que dis-je, elle hurle. L'été dernier au festival d'Avignon, habillée d'une robe rouge sang, elle a saisi d'effroi et d'émotion les spectateurs de la chapelle Sainte-Claire en racontant son cauchemar, et, par la force du corps et du verbe, en apostrophant son père, son héros avec une elle ardeur qu'on eût dit qu'elle le ressuscitait chaque jour. Jérôme Garcin chaque jour. Jérôme Garcin

Le monde
Cette femme est là parce qu’elle a vraiment quelque chose à dire. C’est sa vie qu’elle vient raconter, une vie à la liberté démente (...) son récit a coulé d’elle comme un fleuve en crue. L’écrivain Mohamed Kacimi l’a aidé à contenir ses mots, rythmés par une chanson de Nina Simone, “Sinnerman”. Une chanson obsédante comme le désir de vie d’une femme, Darina Al-Joundi. Brigitte Salino

France Info
Apportez vos kleenex car vous allez être transportés par la douleur exprimée par cette jeune libanaise qui raconte sa vie depuis sa naissance où elle est née dans un pays en guerre. Elle est seule sur scène dans une robe carmin. Elle hurle sa douleur à la porte de cette chambre mortuaire, la famille tambourine pour que les versets du Coran soient dits au moment de son enterrement. Elle veut faire entendre Nina Simone parce qu'elle croit que son père était laïc et qu'il adorait cette chanteuse et ce spectacle est absolument bouleversant. Elle s'appelle Darina Al Joundi cette jeune femme libanaise ; elle nous parle avec ses yeux de braise et son corps de déesse pour mieux expulser le mal. Elle nous transperce ; c'est du théâtre consolation, c'est du théâtre révélation. Laure Adler

L'humanité
Darina Al-Joundi se redresse, s’avance, se présente. Née à Beyrouth en 1968, elle déroule le récit de sa vie dans un pays qu’elle aime, qui l’a aimé et qui ne l’aime plus. Un récit, où les souvenirs accumulés comme des strates, racontent cette histoire chaotique du Liban, une enfance heureuse, une adolescence pendant la guerre, une vie de femme brisée par le retour de l’ordre religieux, insidieux mais bien présent. (...) La force du témoignage de Darina Al-Joundi vaut pour toutes ses soeurs de Palestine, d’Algérie, d’Irak ou de Syrie, et s’entend comme un chant de résistance. Un chant d’espoir. Marie-José Sirach

La Croix
Elle a trouvé la force de transformer sa douleur en un spectacle poignant et souvent drôle, grâce auquel elle peut mettre sa souffrance à distance. Bruno Bouvet

France Inter
Enfant de toute les guerres du Liban, Darina Al joundi a brulé son enfance et sa jeunesse à Beyrouth. Elle a vécu la liberté insensée que procure la guerre dans une ville où l'on ne survit que si l'on se dérobe au regard des autres. Dans sa pièce « Le Jour où Nina Simone a cessé de chanter », elle raconte sa vraie histoire, celle d'une femme du Liban d'Orient qui découvre que la liberté coûte parfois la peau. Paula Jacques

Le Soir
Mise en scène par Alain Timar, cette figure du théâtre et du cinéma se livre avec une intensité rare. Prenant parfois le détour de l'humour, elle évite tout pathos. En un mot, Bravo ! Catherine Makereel

Prosper
Peu de pièces atteignent au chef d'œuvre de façon aussi incontestable. « Le Jour où Nina Simone a cessé de chanter » a tout pour basculer dans le sordide, le talent de la comédienne an fait un joyau.

Affiche Le Jour où Nina Simone a cessé de chanter

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