Acte2

Confidences à Allah

Du 5 au 27 juillet 2008
Théâtre du Chêne Noir à 17h30

de Saphia Azzeddine
mise en scène de Gérard Gelas
avec Alice Belaïdi

Présentation du spectacle

Jbara, petite bergère des montagnes du Maghreb, devenue prostituée puis femme d'imam, parle à Allah. Dans un monde qui ne veut pas d'elle, il est son seul confident. Jbara lui raconte sa vie, la misère, son père ignorant et brutal qui la traite en servante, les hommes qui la traitent en objet, la découverte progressive du pouvoir de la beauté, la prostitution, la prison, le désir d'ailleurs.
« Confidences à Allah » est un témoignage direct, cru, sur l'oppression des femmes, mais aussi et d'abord le portrait d'une jeune fille résolue à exister par elle-même et qui ne se soumettra pas. Le roman se déroule dans un pays du Maghreb mais il ne s'y limite pas. Cette jeune fille pourrait vivre aujourd'hui sur n'importe quel continent, car ce dont il s'agit, c'est d'une prise de parole pour exister.


L’adaptation au théâtre d’un premier roman devenu succès de librairie la presse à propos du livre :


Le Monde
Jbara est une bergère, née dans les montagnes du Maghreb. Enfant maltraitée, objet de jouissance et de péché, elle sera digne dans la prostitution, révoltée sous les coups, naïve dans son espoir d'une vie meilleure car elle croit en dieu. Un premier roman terrifiant de cruauté et d'injustice.

Le Nouvel Observateur
Ce monologue coup de poing se lit d'une traite, tant on s'attache au personnage de Jbara, la petite bergère qui habite « le trou du cul du monde », au fin fond du Maroc, et « baise » pour un yaourt à la grenadine. Une valise rose va changer son destin : à la ville, elle sera pute de luxe, favorite d'un cheikh du Golfe. Elle confie tout sans pudeur et avec humour à la seule oreille capable de l'entendre sans la juger : Allah. Sylvie Prioul

Marie Claire
Dans ce premier roman plein de colère et de fièvre, une jeune femme du Maghred raconte comment la pauvreté et le machisme ambiant lui ont laissé cette seule carte pour s'en sortir : la prostitution. Ce texte, estomaquant de culot et d'humour vache, cette histoire d'un cœur déçu de n'être plus qu'un sexe peut certes choquer. Mais faut-il accuser le thermomètre ou la fièvre ? Gilles Chenaille

Elle
La poésie, l'humour et la tendresse affleurent sans prévenir de ces « Confidences » aussi contrastées que la délicieuse Saphia.

La Provence
Le père ? « C'est un ignorant et il l'ignore. Un vrai cancer à lui tout seul ». La mère ? « Elle met des oignons dans tous les plats pour pouvoir pleurer en paix ». La fille ? Elle confie interrogations, révoltes et prières à Allah pour qu'un jour enfin, le car passant à l'orée du village, s'arrête et l'embarque.
Jbara, la jeune bergère finira par quitter ses montagnes. De son village natal au lit de son imam de mari, on suit son épopée cabocharde, sa fuite cahoteuse, ses confidences cabossées, comme en haleine. Humour au rasoir, lucidité tranchante, écriture crue : si le conte ignore les fées c'est que les princesses portent rarement un voile et des gants noirs et pour toute traîne leurs souvenirs comme autant d'obstacles. Que fait Jbara, lorsqu'ils se faufilent, obstinés sous son voile ? Vite, elle oublie.
Difficile de l'imiter tant ce premier roman intelligent à la plume céleste est aussi dévorant que la cruauté du monde.

Affiche Confidences à Allah

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