2017-2018
L’indigent Philosophe
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Il fait sombre au pays des Lumières ... N'est-il pas temps de faire de nouveau jaillir les idées lumineuses de nos Encyclopédistes ? Notre indigent sait de quoi il parle et, grâce aux mots de Marivaux, il distille optimisme et joie de vivre ! 


note du metteur en scène

De l’esprit, notre clochard n’en manque pas. De son poste d’observation, il considère ses contemporains avec une distance amusée, fort réjouissante pour ceux qui veulent bien l’écouter.
À travers les siècles, il nous tend un miroir : vanité, goût de l’argent, besoin de reconnaissance, aucun travers humain n’échappe à son regard décapant et plein d’humour, pas même les siens qu’il brocarde avec une joyeuse santé. Car notre indigent philosophe est avant tout animé d’une joie profonde qu’il revendique : ne sait-il pas, lui, se satisfaire de ce qui lui est donné ?
Très critique et bien vivant, Marivaux nous enchante avec ce texte jaillissant, destiné aux premiers lecteurs de périodiques, inédit au théâtre, et se permet de mettre en cause le modèle social de son temps, soixante ans avant la Révolution.
«La double inconstance», «Le jeu de l'amour et du hasard»..., la carrière de Claude Brasseur a plusieurs fois croisé avec panache la route de Marivaux. Ce nouveau rendez-vous, qui permet à Claude Brasseur d'endosser l'habit de notre indigent philosophe, marque un retour aux sources !

Christophe Lidon


note de l'adaptateur

L’Indigent Philosophe regroupe un ensemble de textes pour la publication desquels Marivaux a utilisé le support périodique et fragile des feuilles de journal volantes, à l’image du « Spectator » anglais très prisé au début du XVIIIème siècle.
Notre clochard philosophe est un individualiste qui se targue de vivre pleinement dans l’instant présent, tout en restant volontairement en dehors de l’univers mondain et de toute relation sociale. Il se veut sans préjugé, « sans souci » puisque détaché des contingences sociales, et moralise, sans cynisme, sur ses contemporains engagés dans le paraître, la recherche du pouvoir, de l’argent et de la reconnaissance de leur position, sans oublier, avec humour, l’autocritique.
L’Indigent, lui, a renoncé à l’argent (il l’a « mangé »), à l’amour et au désir, à la passion sous toutes ses formes. Il refuse toute implication émotionnelle, toute identification à l’autre, tout attachement social et adopte une posture de détachement extrême qui lui permet de prôner le retour à la nature et à la raison (c’est à dire au bon sens).
Dès 1727, soixante-deux ans avant la Révolution, Marivaux se permet, en quelques phrases bien senties, de remettre radicalement en cause le modèle social de son époque, basé sur la filiation. Notre moraliste est là, devant nous, très critique et bien vivant.

Michael Stampe
  

au Théâtre de l'Atelier
du 1er mars au 1er avril 2107
du mercredi au vendredi à 19h00
en matinée le samedi à 16h00 et le dimanche à 18h00 

Les spectacles et leur distribution ne sont pas contractuels

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